Les mots imposés

Avec “Les Mots Imposés”, nos invités disposent d’une minute pour s’exprimer sur un mot qu’ils découvrent juste avant de prendre la parole. L’exercice n’est pas simple. Il fait surgir une image mentale parfois étonnante et toujours pleine de saveur et de personnalité.  Nos invités, acteurs de la solidarité et de l’engagement en faveur des autres nous livrent ainsi chaque jour un peu de leur intimité, une sorte de pépite de pensées et de sentiments entremêlés qui viennent déposer un rayon de soleil et d’espoir au quotidien.

55 épisode(s), 1 saison(s).
2022-11-17 - 01:10 - episode 55
"J’aime beaucoup travailler la nuit, c’est là que je suis inspiré, c’est là où on m’embête le moins, c’est là où je peux faire plein de choses et puis rêver, et je parlais du Mont Ararat tout à l’heure, il m’arrive souvent de monter sur ce mont la nuit, en fait, et il y a un ciel étoilé. C’est magnifique de juste pouvoir s’asseoir et puis de regarder toutes ces étoiles avec beaucoup de symboles, symbole de toutes les personnes qu’on peut accueillir, symbole de tout ce qui peut se passer, les étoiles filantes aussi, des gens qu’on rencontre et dont on n’entend plus jamais parler. Ce côté nuit, ce côté silence, ce côté temps où les choses peuvent émerger. Pour moi, je suis très créatif après minuit. Tous les grands projets, tout ce que j’ai pu entreprendre, toutes les innovations dont on a parlé, sont toutes nées après minuit en fait, et pour moi, c’est un moment très important dans la création, et dans l’innovation, et dans le temps où on est face à soi-même, et aussi à l’écoute de celui qui nous inspire." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlishov : http://rimli.com/
2022-11-16 - 01:20 - episode 54
"J’en suis un, mon fils est devenu papa aussi, mais je pense aussi à tous ces papas qu’on accueille, particulièrement quand je vois ce papa d’Afghanistan, alors qu’il attendait son statut de réfugié, qu’il a eu, avec sa famille, je le voyais tous les jours s’occuper de ses enfants, construire une grande balançoire accrochée à un arbre, un bonhomme de neige en plein milieu de l’hiver avec ses enfants, jouer à la balle avec ses enfants, et toujours trouver des animations pour que ses enfants ne pensent pas à la situation qui était difficile, ne pensent pas au stress. Ce papa m’a beaucoup marqué. Je pense à un autre papa, un monsieur albanais, grand, costaud, qui tous les jours prenait le balais et balayait autour du Rilmishof, sans rien demander en retour. Il était là pendant un an et demi et il a eu une OQTF (obligation de quitter le territoire). Ça m’a fait quelque chose de le mettre entre guillemets à la porte, de ne pas avoir trouvé de solution pour lui, et je le revois toujours encore balayer. Je repense aussi à ce papa qui était seul avec deux garçons, qui au moment de son départ, lui aussi il a eu le statut de réfugié, a souhaité planter trois arbres, symbolisant lui et ses deux enfants, pour qu’ils prennent racine au Rilmishof encore." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlishov : http://rimli.com/
2022-11-15 - 00:41 - episode 53
"C’est pas comme les tiques, mais c’est des petites bêtes qui viennent vous piquer et qui essaient de vous embêter dans tout ce que vous faites, et c’est vrai que, quand on a des projets, quand on est innovant, quand on travaille, quand on essaie de trouver des solutions, on a toujours toujours des personnes qui sont très sceptiques. L’idée c’est de ne pas les écouter, et puis d’avancer. Je me bats contre ces petites voix qui sont toujours en train de me dire que c’est pas possible, qui sont très sceptiques sur tout ce qu’on fait. J’aime bien être sourd par rapport à ce mot-là." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlishov : http://rimli.com/
2022-11-14 - 00:58 - episode 52
"Quand je pense à vacances, je pense toujours à la phrase qu’on me dit au moins une fois par mois : ah, t’es dans un centre de vacances, le Rimlishof il est magnifique, tu es tout le temps en vacances. Oui, je suis tout le temps en vacances, effectivement. Et quand ma journée est longue je monte sur ce qu’on appelle le Mont Ararat en face du bâtiment principal, je m’assieds sur le banc et je regarde les belles montagnes, et c’est vrai que je me crois un peu en vacances. C’est peut-être un terme que ma famille me rappelle de temps en temps : « c’est quand qu’on part en vacances papa ? ». Parce que c’est vrai que quand on est engagé, c’est un terme qu’on a tendance à oublier aussi, mais qui fait du bien et qui permet de se ressourcer aussi. Quand je pense aux vacances, j’arrive aussi à me poser, et puis à prendre du temps pour moi, pour les autres, pour ma famille surtout, voilà, un terme très important." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlishov : http://rimli.com/
2022-11-11 - 01:02 - episode 51
"Quand je pense au passé je repense à tous ceux qui y ont cru quand la ligue a acheté le Rimlishof en fait. Trois ans de travaux. Et je pense à tous ceux qui ont eu à cœur d’acheter cette maison pour accueillir, et aujourd’hui je les remercie. Grâce à eux on peut faire un travail qui est extraordinaire, d’accueils très divers. Je ne pense pas qu’ils pensaient à ce type d’accueil de demandeur d’asile en 1982 quand le Rimlishof a été acheté, mais par leur ténacité, par leur vision des choses bien faites, aujourd’hui on bénéficie encore de matériel, de bâtiments, qui sont encore en bon état plus de 35 ans après, parce que des gens du passé ont fait les choses bien. Et ça m’encourage à, moi aussi, aller au-delà juste du minimum, mais de faire le maximum, de faire les choses bien, pour que les gens du futur puissent en profiter pleinement aussi." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlishov : http://rimli.com/
2022-11-10 - 01:23 - episode 50
"C’est ce qu’on rencontre tous les jours, en fait. C’est top. Parce que ça nous permet de ne pas avoir de routine. J’aime bien les obstacles parce que ça permet de réfléchir différemment : quand on a un obstacle on est obligé d’innover. On a deux manières de voir les obstacles, et moi j’aime bien la manière de se dire : ok on a un obstacle, on va essayer de voir comment est-ce qu’on peut faire. Pas forcément le contourner, mais en faire une force, faire quelque chose qui peut nous aider. Je pense que c’est important. Tout au début, au niveau des demandeurs d’asile, on nous avait demandé d’en accueillir 70. Moi, j’ai refusé, j’ai dit : c’est pas la mission du Rimlishof de ne faire que de la demande d’asile, en fait, on fait des camps, des colonies de vacances, l’accueil de groupes et ainsi de suite. J’aime beaucoup la mixité, la rencontre des personnes, et donc de n’avoir qu’un seul public, c’était pas dans la mission de la maison. Et du coup, au bout d’un moment, l’état nous a dit : ok on va tout fermer. Y a tout qui s’est écroulé, on s’est dit : ben voilà, tout va s’arrêter. Mais c’était un obstacle, et après un week-end de réflexion on a proposé une nouvelle manière d’accueillir les personnes, qui coûtait moins cher à l’état que ce que eux proposaient. Du coup, ils ont accepté, et puis nous voilà en 2022, et puis après cet obstacle de 2010 on est toujours encore là. Pour moi, l’obstacle est très positif et nous fait avancer, nous fait réfléchir différemment." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlishov : http://rimli.com/
2022-11-09 - 01:15 - episode 49
"Quand je m’occupe d’enfants je raconte une histoire par rapport à la salade de fruits, parce que justement chacun est différent, on est parfois des bananes, ou des pommes, des poires. Si on mange juste la poire, ça a un goût particulier, si on mange juste la banane ça a un goût particulier, mais si on coupe tout ça en petits morceaux et si on mélange tout, ça a quelque chose de magique. Ça a un goût extraordinaire, on peut retrouver plein plein de choses. Ça rafraichit beaucoup. Et puis en plus, ça fait penser au travail d’équipe. Quand on travaille ensemble, chacun peut apporter sa saveur. Et du coup, c’est nettement meilleur qu’une seule et unique saveur. C’est important de travailler un peu comme une salade de fruits. Et puis, la salade de fruits, les fruits sont coupés aussi. Ça nous amène aussi quelque part à l’humilité. C’est pas des gros bouts qu’on prend, c’est des petits bouts de chaque fruit qu’on arrive à mettre en bouche, et avoir une saveur particulière ensemble, donc quand on travaille sous cette forme-là, c’est pas juste une personne qui a la primeur, c’est pas juste une idée, mais c’est plein de petites idées qui ensemble arrivent à faire quelque chose de très bon, de succulent en fait." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlsihov : http://rimli.com/
2022-11-08 - 01:06 - episode 48
"Je crois que quand on travaille dans le social, avec des personnes, à un moment donné il faut être engagé, faut pas juste faire son travail parce qu’on fait son travail pour nourrir notre famille ou pour vivre, il faut à un moment donné se dire : « bah tiens, de quoi a besoin l’autre ? Toutes ces personnes que j’accueille ? ». Quand je parle d’engagement c’est aussi s’entourer d’une équipe, avec laquelle on peut partager. Le fait de pouvoir partager avec d’autres cet engagement, de ne pas se retrouver seul, ça permet aussi d’être beaucoup plus efficace, parce qu’on peut s’engager à fond et puis être dans son chemin et laisser tous les autres de côté par rapport à notre engagement, et du coup beaucoup de gens tombent à côté de nous mais on ne les voit pas parce qu’on est tellement engagé, on ne voit pas ce qui se passe. L’engagement, pour moi aujourd’hui, c’est réfléchir ensemble à ce qu’on peut faire pour aider les autres, mais de façon raisonnée et raisonnable. On va beaucoup plus loin dans cet engagement." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlishov : http://rimli.com/
2022-11-07 - 01:24 - episode 47
"C’est un terme que j’ai appris à mettre en pratique en fait dans l’accueil des familles. On travaille avec la Banque Alimentaire et quand on partage tous les éléments qu’on reçoit aux différentes familles, ça amène très vite des problèmes puisque les familles, c’est des familles de trois, y a des familles de dix. Et donc être équitable c’est donner les mêmes denrées, mais que chacun puisse avoir la même chose en fait. J’ai l’exemple aussi de quelqu’un qui travaillait chez nous, en pensant être juste il disait : « je mets au milieu de la cour des jouets, et puis vous vous débrouillez avec les dix familles et les vingt enfants qui sont là. Vous vous les partagez ». Et puis ça a posé des graves problèmes de relations entre les familles. Je ne sais pas si vous connaissez l’image de différentes personnes qui sont en train de regarder un match de foot derrière une balustrade, et puis, le fait d’être juste, on est tous au même niveau, et puis finalement le plus petit il n’arrive pas à voir puisqu’il est trop petit, et être équitable c’est mettre des estrades à différents niveaux pour que chacun puisse voir la même chose au même moment. Donc on essaie, auprès de ces familles, pas de leur donner la même chose exactement, mais suivant les besoins, et de leur apprendre qu’ils sont tous différents. Une fois qu’ils ont compris qu’ils sont tous différents avec des besoins différents, ils apprennent aussi à savoir qu’on peut donner de l’aide de façon différente à toutes ces personnes et être équitable dans notre manière d’aider." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlishov : http://rimli.com/
2022-11-04 - 01:04 - episode 46
"Un bon terme parce qu’une collaboratrice est actuellement en burn out, voilà, une collaboratrice qui s’occupait des familles justement, quelqu’un qui avait beaucoup d’expérience, toutes les familles l’appelaient « la maman », et elle était tellement impliquée qu’au bout d’un moment tout a explosé et puis elle se retrouve maintenant en burn out. Donc un gros sujet auquel je m’attèle pour pouvoir travailler avec les personnes, prévoir, en fait, et les aider à ne pas tomber en burn out, justement, dans leur façon de s’impliquer, dans leur façon de vivre les choses. Ma génération, c’était ou s’impliquer à fond ou s’impliquer pas du tout. Je pense qu’on doit réfléchir à la demi-mesure en fait, pour pouvoir aussi respirer, pour pouvoir reprendre du temps pour soi, pour pouvoir vivre quelque chose avec sa famille, avec les gens qui nous entourent, sans être pris dans le tourbillon de l’aide qu’on veut apporter aux autres." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlishov : http://rimli.com/
2022-11-03 - 01:07 - episode 45
"J’aime bien ce terme-là parce que ça me correspond bien. J’aime bien innover, j’aime bien expérimenter. Surtout quand on travaille avec des personnes, en fait, quand on accueille les personnes, c’est pas des machines qui sont juste là, on appuie sur un bouton et ça fonctionne, mais c’est des personnes avec qui il faut composer, et quand on travaille avec des personnes avec qui il faut composer, il faut innover tout le temps, essayer de trouver de nouvelles solutions, et donc dans ce cas-là, c’est d’être à l’écoute des personnes, et puis avec ce qu’on reçoit essayer de trouver des choses qui peuvent vraiment les aider, dans ce qu’ils font, dans ce qu’ils sont, dans ce dont ils ont besoin, et dans ce cas-là, on est tout le temps obligés d’innover dans ce qu’on fait, en fait, il n’y a pas de recette. Là on va, à partir du mois de septembre, complètement rénover tout un bâtiment pour pouvoir accueillir au mieux les familles, et on leur a demandé quels sont leurs besoins, et de quoi ils ont besoin dans cette nouvelle structure, et c’est eux qui ont choisi un petit peu leurs besoins." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlishov : http://rimli.com/
2022-11-02 - 01:06 - episode 44
"Déjà, moi, je pense à ma famille. Je viens d’être grand-père pour une deuxième fois, donc je pense à ma petite Camille qui vient de naître. Mais quand je pense famille, je pense aussi à toutes les familles qu’on accueille au Rimlishof, en tant que de demandeurs d’asile. Je vois toutes ces familles qui défilent, l’une après l’autre, ça fait depuis 2010 qu’on les accueille, des familles parfois qui souffrent, des familles qui ont des histoires, des familles qui au départ sont très timides, mentent, et au fur et à mesure de la confiance, des familles qui deviennent plus ouvertes, qui racontent, qui partagent, et avec qui on vit des moments extraordinaires, des familles qui sont contentes parce qu’ils reçoivent le statut de réfugiés, des familles qui pleurent parce qu’ils doivent repartir dans leur pays, là où ils ne sont pas bien, des familles qui s’enfuient, de qui on n’entend plus jamais parler, des familles qui reviennent pour dire merci." Avec Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof. Visitez le site du Rimlishov : http://rimli.com/
2022-11-01 - 00:56 - episode 43
"Ça me fait penser à la Troupe Bruyante, mais est-ce que vous savez pourquoi j’ai choisi le nom « la Troupe Bruyante » ? C’est parce que, justement, le missionnaire que j’ai rejoint au Brésil, il avait une troupe qui s’appelait : « ? ». Alors je vais pas bien savoir le dire. Mais en tout cas ça veut dire la troupe bruyante. Et lui-même, en fait, il avait une troupe où il faisait des spectacles pour les enfants. Quand j’étais en relation avec ce missionnaire, jamais j’ai pensé faire des spectacles pour les enfants, alors que je l’accompagnais pendant qu’il faisait des spectacles au Brésil. Et le jour où j’ai décidé de monter une troupe, pour moi c’était logique en fait d’appeler le troupe « bruyante », parce que je pense que, inconsciemment, il avait semé en moi ce ministère pour les enfants." Avec Annenciel, artiste auprès des enfants. Suivez Annenciel sur les réseaux sociaux : https://www.instagram.com/annenciel/?hl=fr
2022-10-31 - 01:00 - episode 42
"Ces longs couloirs, y a des longs couloirs dans les écoles quand même, pour arriver jusqu’à sa classe, croiser ses collègues dans les couloirs de l’école, beaucoup d’enfants qui n’ont pas tous la même chance au départ j’ai envie de dire, de vie. C’est un endroit aussi où on apprend, et je suis encore à l’école, on en apprend tous les jours, et puis la transmission, transmettre nos savoirs, nos expériences de vie aussi. Et maintenant c’est quelque chose que j’aime beaucoup faire : c’est transmettre. Alors pas forcément dans l’école de l’éducation nationale, mais transmettre ce que j’ai pu apprendre jusqu’à présent, et puis aider les autres dans leur cheminement en leur amenant justement des choses concrètes dans les main, avec les programmes d’éducation chrétienne, c’est quelque chose sur lequel justement je travaille beaucoup pour transmettre." Avec Annenciel, artiste auprès des enfants. Suivez Annenciel sur les réseaux sociaux : https://www.instagram.com/annenciel/?hl=fr
2022-10-28 - 00:50 - episode 41
"Ça fait tellement du bien d’avoir des gens qui sont bienveillants autour de nous. Apporter le bien, aussi, faire le bien, faire aux autres ce qu’on aimerait qu’ils nous fassent, voir le meilleur dans ceux qui nous entourent. Mes parents, mon père Bernard et ma maman Annie, sont des gens très bienveillants, et qui sont connus pour la paix qu’ils dégagent, pour leurs services aussi. Si ce que je fais aujourd’hui, pouvoir faire les spectacles, voyager, c’est parce qu’il y a papi et mamie qui sont bienveillants et qui s’occupent des enfants, et il y a papi qui m’aide dans tous genres de choses. Oui, ce sont des gens bienveillants." Avec Annenciel, artiste auprès des enfants. Suivez Annenciel sur les réseaux sociaux : https://www.instagram.com/annenciel/?hl=fr
2022-10-27 - 01:11 - episode 40
"Ah bah ça fait un peu référence à mon nom, Annenciel, qu’on a choisi quand on a créé le ministère pour créer du contenu pour servir les enfants et les familles dans l’éducation chrétienne. J’ai une chanson justement un peu que je fais souvent au début des spectacles, c’est Viens colorier le monde avec moi et Annenciel : Anne > arc-en-ciel. Oui c’est quelque chose qui me parle, et puis aussi de l’alliance que Dieu fait avec nous et ma fille qui aime dessiner les arcs-en-ciel. Oh lala ça c’est une de ses passions : dessiner les arcs-en-ciel. Et je me rappelle d’un arc-en-ciel que j’ai vu suite à un camp avec des enfants où on venait de vivre trois jours dans la forêt à Buthiers et on venait de vivre des moments profonds et remplis de joie et puis ces moments, comme une parenthèse : le temps s’est arrêté dans un lieu insolite et où on repart et on est fiers de la mission accomplie et on est heureux de ce qui s’est vécu, et puis sur le chemin du retour un bel arc-en-ciel." Avec Annenciel, artiste auprès des enfants. Suivez Annenciel sur les réseaux sociaux : https://www.instagram.com/annenciel/?hl=fr
Foi
2022-10-26 - 01:15 - episode 39
"La foi c’est challengeant, croire en des choses, en quelque chose, en quelqu’un qu’on ne voit pas avec les yeux, qu’on découvre avec les yeux de notre cœur. La foi c’est croire encore que c’est possible quand tous ceux qu’il y a autour de nous disent que c’est impossible. Avoir la foi de ce que Dieu nous dit. J’ai un souvenir en 2017, quand on a eu un accident grave de voiture sur l’autoroute et mon mari a reçu qu’on n’aurait rien alors que mon enfant était en train d’hurler, qu’il avait été projeté et que notre véhicule était en mille morceaux et tout le matériel aussi était éparpillé sur l’autoroute. Et croire, justement la foi, c’est ce qui nous donne le moyen de passer ces moments. Et puis la foi ça m’évoque aussi ce moment dans l’accident où il y avait un livre qui a été propulsé et c’était Dieu est bon et ce moment où même un motard qui nous aidait à ramasser les affaires nous a dit « ben je crois que Dieu a été bon pour vous à ce moment-là ». Et pour moi c’était des moments où j’ai choisi de croire à ce que Dieu était avec nous et qu’il nous avait préservés et sauvés de quelque chose de tragique." Avec Annenciel, artiste auprès des enfants. Suivez Annenciel sur les réseaux sociaux : https://www.instagram.com/annenciel/?hl=fr
2022-10-25 - 01:24 - episode 38
"Des fois, j’étais frustrée de ne pas pouvoir justement manifester ma joie dans des contextes un peu religieux où c’est pas sérieux d’être joyeux. Pour moi la joie c’est un cadeau de Dieu. C’est quelque chose dont on ne doit pas se priver. C’est quelque chose que je chéris et que j’aime communiquer. Il y a une phrase qui me revient souvent c’est « la joie du Seigneur est ma force ». Cultiver notre joie, ben c’est ma force en fait donc plus je suis joyeuse et plus je suis forte en Dieu. La joie c’est un cadeau de Dieu qu’on doit vivre quelques soient les circonstances, même difficiles, par lesquelles on peut passer. Dieu nous donne sa joie qui nous permet de voler au dessus des circonstances. Puis la joie ça m’évoque des moments où je saute, où je danse en liberté avec des enfants aussi autour de moi. Comment je cultive ma joie ? Ben justement, en faisant des choses qui me remplissent de joie. Ces moments par exemple avec ma famille où on met de la musique, où on saute où on danse. Faire rire les enfants aussi c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Donner le sourire à ceux qui sont autour de moi, faire des choses auxquelles on ne s’attend pas, par exemple rentrer dans un bureau très sérieux, tout le monde travaille, et puis lever quelqu’un, et puis lui faire une accolade, l’emmener à danser. Voilà des choses comme ça qui donnent le sourire autour de soi." Avec Annenciel, artiste auprès des enfants. Suivez Annenciel sur les réseaux sociaux : https://www.instagram.com/annenciel/?hl=fr
2022-10-24 - 01:52 - episode 37
"Je vis avec eux tout ce que je n’aurais jamais pensé vivre en fait. Je vis des moments tellement précieux. Je ne pensais pas, justement, trouver autant de plaisir à faire ce que je fais actuellement, en leur partageant la Bonne nouvelle. Pendant que j’étais enseignante il y avait beaucoup de choses qui me frustraient de pas pouvoir leur dire, dans ma classe. Et là ce que j’aime, c’est leur partager la vérité, la vérité de la Bible, la vérité de ce que dit Dieu. Et de voir leurs yeux tout à coup « Waouh ! », saisir une vérité spirituelle qui va changer leur façon de raisonner mais aussi leurs choix. Les enfants j’aime aussi avec eux rêver sur le ciel, quelle sera notre vie après la mort… J’aime quand ils me posent des questions : « est-ce qu’il y aura tel animal ? ». J’aime beaucoup ces moments où pour eux c’est facile de se projeter en fait, beaucoup plus que nous des fois. J’aime ces moments où je les croise dans l’église, ils viennent juste me faire un câlin et ils ne me disent rien mais ils me voient et ils viennent vers moi et ils me font un câlin, j’aime beaucoup ces moments-là. Les enfants, j’aime aussi quand ils vivent un moment intense avec Dieu, dans la présence de Dieu. Quand on a le calme dans une salle où il y a 100 enfants, où on est en train de vivre un moment magique dans la présence de Dieu, ça, on ne peut pas le fabriquer. On ne peut pas fabriquer un moment où les enfants sont comme sur la pointe des pieds, pas vouloir déranger un moment qu’on est en train de vivre. C’est aussi beaucoup des prénoms d’enfants que j’ai dans ma tête. Ces enfants qui sont arrivés des fois introvertis, timides, n’osant pas s’exprimer devant les autres et puis qui, un jour, prennent la parole et qui parlent devant tout le monde ou alors ils osent par exemple danser sur scène. J’aime beaucoup le cheminement en fait avec les enfants, de voir comment ils évoluent et comment la présence de Dieu aussi les change." Avec Annenciel, artiste auprès des enfants. Suivez Annenciel sur les réseaux sociaux : https://www.instagram.com/annenciel/?hl=fr
2022-10-21 - 01:13 - episode 36
"Je vois toutes ces rues avec beaucoup de monde mais aussi des enfants qui font la manche ou qui essayent de vendre des choses aux coins des rues. Je vois aussi les favelas et ces toutes petites rues avec des gens qui ont le sourire. Je vois aussi la famille qui m’a accueillie pendant deux mois, dans leur petite maison, qui m’ont accueillie avec amour, et le café « ? », un moment qu’ils appréciaient beaucoup, c’est le goûter là-bas. Je vois ces églises aussi où il y avait beaucoup beaucoup de monde et ces gens qui étaient guéris et qui sautaient de joie en vivant leur miracle avec Dieu. Et puis je vois aussi beaucoup ces chaises en plastique blanches dans les églises, où ces chrétiens se réunissaient avec les moyens qu’ils avaient et ils étaient contents de ce qu’ils pouvaient vivre ensemble. Et puis le Brésil je vois aussi les belles plages, des grandes, des géantes plages avec des hauts buildings et à quelques mètres plus loin des rues avec beaucoup de pauvreté, des enfants qui traînent dans les rues." Avec Annenciel, artiste auprès des enfants. Suivez Annenciel sur les réseaux sociaux : https://www.instagram.com/annenciel/?hl=fr
2022-10-20 - 00:47 - episode 35
"C’est ce qui me fait bouger, ce qui me fait danser, ce qui me donne de la joie, mais aussi un moyen de communication avec mon Dieu, avec mon Père céleste. J’ai des moments où j’écris aussi, où j’écoute de la musique pour faire passer un message. C’est mon outil, un moyen de parler de Dieu aussi. Et puis la musique j’ai ces moments où avec mes enfants, le soir, avant d’aller se coucher, on met des bonnes playlists et on loue Dieu et c’est des moments que j’apprécie beaucoup, où on saute, où on danse. Des moments précieux à jamais." Avec Annenciel, artiste auprès des enfants. Suivez Annenciel sur les réseaux sociaux : https://www.instagram.com/annenciel/?hl=fr
2022-10-19 - 01:08 - episode 34
"J’ai grandi dans une famille d’agriculteurs à la campagne, et quand j’étais enfant, on allait régulièrement au poulailler pour nourrir les poules, pour ramasser les œufs, moi j’avais un petit peu peur des poules quand même parce qu’elles peuvent être vache. Mais quand même, j’allais remplir les abreuvoirs, distribuer le maïs, nourrir les poules, et même nettoyer le poulailler, c’était pas terrible mais ça faisait partie des taches qu’on partageait quand on était enfants, et je ne regrette pas d’avoir fait ça, parce que ça m’arrive régulièrement dans mes visites de projets en Afrique, de visiter des poulaillers, et même de transporter des poules : on m’a déjà offert des poules dans des villages, et heureusement, je sais quand même tenir une poule, donc je peux le faire, et je suis toujours très reconnaissante quand, dans un village, une femme m’offre une poule. C’est un cadeau qui est venu du cœur, c’est vraiment la poule du partage. Une poule c’est un immense cadeau. Et c’est toujours avec une grande reconnaissance que j’accepte cette poule et que, en général, on la mange le soir. Donc j’aime bien les poules." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, raconte des anecdotes amusantes sur le partage autour des poules et la symbolique du poulailler. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-10-18 - 00:47 - episode 33
"C’est celui que j’ai choisi de suivre quand j’étais enfant. Je suis née dans une famille chrétienne, j’ai grandi dans une famille chrétienne, où Dieu prenait pas mal de place. Je pense que je dois m’être convertie plusieurs fois mais je crois que ça arrive beaucoup aux enfants de famille chrétienne. Et depuis je ne l’ai pas lâché. C’est mon compagnon de route. C’est celui avec qui je marche. C’est celui qui me porte quand je n’arrive plus à marcher. Et ça m’est arrivé régulièrement dans ma vie, ça m’arrive de temps en temps. Je ne sais pas si c’est lui qui marche avec moi, ou moi qui marche avec lui, en tout cas on marche ensemble. Je ne vais pas le lâcher, et je sais qu’il ne va pas me lâcher non plus." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, nous retrace son lien avec Jésus. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-10-17 - 01:00 - episode 32
"J’aime bien cuisiner avec les autres, et j’aime bien cuisiner pour les autres aussi, j’aime bien accueillir dans ma maison, simplement, cuisiner des produits locaux, j’aime bien faire des choses très simples, mais surtout ce que j’aime, c’est manger avec les autres. C’est ça mon grand plaisir, c’est passer du temps, prendre un repas avec les autres. La nourriture c’est un moment de partage. Je suis dans une église qui pratique beaucoup les repas communautaires. Pour nos repas, on est une église assez multiculturelle on va dire, je suis en région parisienne, donc les églises, elles sont très colorées, et quand on a un repas, on fait toujours du riz, et chacun amène sa sauce. C’est pour nous une occasion formidable de vivre notre interculturalité, de manger la sauce qui vient du Congo, celle qui vient du Tchad, mais aussi celle qui vient d’Alsace, ou celle qui vient de Colombie. C’est un réel moment de partage." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, nous donne sa vision de la nourriture comme un outil de partage. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-10-14 - 00:56 - episode 31
"C’est celle où je vis, c’est celle que j’aime, c’est celle que j’ai envie de protéger. J’ai vu il n’y a pas longtemps un film qui m’a un peu découragée, qui disait que, en gros, tout est fichu, et qu’on est en train de courir à notre perte. Moi, la Terre, je l’aime, et je pense qu’on peut faire quelque chose, chacun à notre place, petit à petit, je crois que tout n’est pas fini, et qu’on peut chacun au quotidien poser des petits actes qui mis bout à bout vont faire qu’on va continuer à vivre sur cette Terre. Alors peut-être qu’un jour Dieu va complètement la refaire, je pense qu’il est capable de réparer tout plein de choses. J’ai l’espoir d’être un petit colibri avec tout plein d’autres petits colibris qui pourront faire de grandes choses, mais je crois aussi que Dieu peut réparer notre Terre." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, exprime son espoir quant à l'avenir de la Terre. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-10-13 - 00:57 - episode 30
"C’est mes racines, je suis fille de paysans et j’en suis fière. J’ai appris beaucoup de choses dans mon enfance avec ça, donc agriculture, ça évoque ma famille, mais ça évoque aussi une grande partie de ma vie au SEL, et de mes visites terrain, puisque très souvent, ça m’arrive de visiter des projets agricoles, puisqu’on a beaucoup de partenaires du SEL qui sont engagés dans des projets agricoles, dans le développement de l’agriculture, parce qu’en fait, l’agriculture c’est la base de la vie, produire la nourriture c’est super important. Il faut en produire assez, il faut le faire bien. L’agriculture c’est un gros défi, c’est beaucoup de travail, ça nécessite beaucoup de compétences, beaucoup d’équipement, beaucoup de formation. Moi, je suis fière des agriculteurs, ici ou là-bas, qui produisent notre nourriture pour chaque jour." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, défend l'agriculture, et le travail des agriculteurs. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-10-12 - 00:49 - episode 29
"J’ai devant moi le visage de Marthe Girard, qui est une de nos partenaires qui travaille avec des orphelins, et un jour j’étais avec elle en visite de la pouponnière, on rentrait, il faisait très chaud, on allait manger, on traversait le chemin en plein soleil, et tout à coup un homme arrive, s’approche d’elle, et lui dit : « Marthe, je voudrais que tu me parles de ton Dieu ». Là, elle m’a abandonnée, complètement, elle m’a dit : « tu rentres toute seule, moi, là, j’ai quelque chose d’important à faire, je dois parler avec cet homme, je dois parler de Dieu. » Et je suis rentrée toute seule. C’est nos partenaires au SEL, ils sont comme ça, quand ils doivent parler de Dieu, tout s’arrête." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, raconte une anecdote au Burkina Faso. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
RDC
2022-10-11 - 01:17 - episode 28
"C’est un pays où j’ai déjà été plusieurs fois avec le SEL, un pays dans lequel j’ai rencontré des personnes qui font un travail formidable, qui sont très engagées dans la lutte contre la pauvreté. J’ai trop d’images là qui arrivent dans ma tête. J’ai l’image de Kinshasa, qui est une ville où y a plein de monde, partout, des gens qui marchent partout, sur les bords des routes, des voitures, des véhicules, et puis des enfants, les enfants des rues, ou les enfants qui vivent dans la rue, qui sont en rupture familiale et qui souvent se suspendent derrière les voitures pour aller d’un endroit à l’autre, mais ces enfants quand même ont de l’espoir : je me rappelle d’un mini-camp de trois jours que j’ai fait avec des enfants de la rue et un de nos partenaires, qui s’appelle Bana Ya Kivuvu. C’était une mini-colo de trois jours où ces enfants de la rue venaient pour juste se poser pendant trois jours, pas être dans la rue. Ils n’avaient pas besoin de réfléchir pour leur nourriture, ils n’avaient pas besoin de se battre. Ils pouvaient juste se poser, discuter, avoir aussi des personnes qui les écoutent parler de leur souffrance dans la rue. Ils avaient ce qu’on appelle une écoute pastorale. Voilà, trois jours de repos pour les enfants de la rue, c’est cette image que j’ai de la RDC." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, nous expose son image de la République Démocratique du Congo. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-10-10 - 00:43 - episode 27
Je vais prendre ma retraite bientôt, ça c’est vrai, mais c’est pas à ça que ça me fait penser en fait. La retraite c’est vrai que c’est une période de la vie, c’est une étape, mais moi quand je pense à la retraite, je pense à Dieu qui est ma haute retraite. Ceux qui me connaissent bien savent que j’aime les psaumes, et pour moi le mot retraite, c’est d’abord ce refuge que j’ai en Dieu. Je ne sais pas vers où j’irai, mais j’espère que je vais rester blottie dans ma haute retraite. Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, nous donne sa vision de la retraite comme d'un refuge en Dieu. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
SEL
2022-10-07 - 00:59 - episode 26
"Évidemment ça m’évoque beaucoup de choses le SEL puisque je travaille au SEL. C’est facile, et y a une petite histoire que je raconte très très souvent. En visite terrain, quand je rencontre les bénéficiaires des projets, je leur dis toujours : on prépare ensemble une sauce ; en Afrique on mange souvent le riz, la pâte, le mil, enfin la boule, avec une sauce, et dans la sauce on met beaucoup de choses. On va mettre de la sauce tomate, des oignons, un bouillon, des petits carrés magiques. Quand on a de l’argent on va mettre un petit peu de viande, pas toujours, on va mettre du haricot. Et puis, y a une chose qu’on met très très peu, c’est le sel. Moi, ce que j’aime bien, quand on travaille avec des communautés bénéficiaires, c’est de mettre un petit peu de sel, mais jamais trop, surtout pas trop. C’est eux qui amènent tout le contenu de la sauce, qui amènent tous les ingrédients, et puis nous, grâce aux donateurs du sel, on amène un tout petit peu de sel." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, partage une anecdote à propos de l'association. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-10-06 - 00:57 - episode 25
"Ça me fait penser à la communication, à parler avec les gens, ça m’arrive régulièrement d’aller sur le terrain avec le SEL pour rencontrer les partenaires du SEL, et parfois les bénéficiaires, et souvent je commence par écouter, pas trop parler, pourtant j’aime beaucoup parler, mais quand on parle trop vite, on peut de temps en temps s’embarquer dans des choses qui sont pas bien comprises, et puis dire des choses qui vont pas faire sens. Écouter d’abord, ça limite déjà les quiproquos, les incompréhensions, les paroles qui sont à côté, les paroles qui vont après nous amener dans des histoires pas possibles parce que ça va pas être la bonne parole, ça va pas faire écho, ça va pas être le bon champ lexical comme on dit aujourd’hui, donc pour éviter les quiproquos on écoute d’abord, on se pose, on attend." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, nous parle des difficultés de communication qu'engendrent les quiproquos. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-10-05 - 01:11 - episode 24
"Je crois que c’est quelque chose que moi je vis en tous cas de temps en temps, pas trop souvent quand même. Mais quand je suis face à des situations où j’ai l’impression qu’on va jamais, jamais s’en sortir, parce que les choses sont tellement compliquées, parce qu’il y a une crise derrière l’autre… Des fois je suis découragée quand je pense au Burkina où on a tellement de partenaires qui font de belles choses dans le domaine du développement, par exemple, qui luttent contre la désertification, et puis tout à coup il y a l’insécurité qui fait que les paysans ne peuvent plus aller dans les champs, et là franchement je suis un peu découragée et puis je suis surtout en colère. Je ne sais pas contre qui, mais je suis un peu en colère, et dans ces phases de découragement j’ai envie de crier à Dieu pour lui dire « mais t’es où ? Et qu’est-ce qu’on fait ? Qu’est-ce qu’on fait face à tout ça ? » Et j’ai envie de prier avec les psaumes, j’ai envie de crier avec David qui dit à Dieu « là on est au fond du trou, quand est-ce que tu viens ? Quand est-ce que tu descends du ciel ? Quand est-ce que tu déchires le ciel pour venir au secours de toutes ces personnes qui sont en difficulté ? ». On a un grand Dieu, donc moi j’ai espoir, je sais qu’il nous entend." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, exprime son expérience du découragement. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-10-04 - 00:55 - episode 23
"Quand les partenaires du Sel nous sollicitent pour avoir un appui, ils montent un dossier projet. Quand ils construisent leur projet, le projet a d’abord des objectifs, c’est-à-dire par exemple, réduire le taux de morbidité dans une communauté locale, ou bien améliorer l’accès à l’eau, ça c’est l’objectif global. Et puis derrière, moi ce que j’aime beaucoup, c’est les résultats, ce qu’il va se passer : les enfants vont boire de l’eau propre, les enfants ne vont pas être malades. Et après il y a les activités qu’on va mener, parce qu’on a un objectif, c’est bien beau, mais pour arriver au résultat faut faire des choses. Et par exemple dans ce cas de l’accès à l’eau ça va être de creuser un puit, ou d’installer une pompe qui va permettre d’avoir de l’eau propre." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, nous parle des objectifs de l'association et de ce qu'ils impliquent dans les faits. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-10-03 - 01:04 - episode 22
"Devant mes yeux j’ai les images des paysans qui chaque jour sont au travail, combattent contre des choses qui ne sont pas toujours faciles. J’étais en République Démocratique du Congo récemment, et je vois les femmes entrain de sarcler leurs champs de manioc, voilà ça n’est pas facile, elles sont courbées, il faut se battre contre les mauvaises herbes, contre la pluie qui ne va pas tomber le bon jour on ne peut pas se battre. Mais en tous cas, c’est vraiment une lutte de chaque jour le travail qu’elles font dans les champs pour avoir une récolte qui va être bonne. Il faut aussi combattre contre les maladies qui vont arriver dans les champs, donc elles vont pour ça utiliser peut-être des insecticides qu’elles ont fabriqués, biologiques hein, ça existe. On a un partenaire qui fabrique ça avec des criquets écrasés. Bon, c’est un peu bizarre, mais ça marche. C’est le combat de chaque jour, je pense surtout aux paysans quand je pense au combat." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, nous donne un aperçu de ce que lui évoque le combat. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-09-30 - 00:52 - episode 21
"C’est un mot que j’aimerais prononcer souvent. J’aime bien être vainqueuse, j’aime bien avoir la victoire, ou j’aime bien plutôt que Dieu ait la victoire. Alors victoire, ça m’évoque aussi un chant : « Victoire au seigneur de la vie ». Ça m’évoque des personnes debout en train de chanter, dans un culte, au Togo je me souviens : plusieurs personnes qui chantaient leur joie de marcher avec Dieu qui les soutient au quotidien, dans leurs difficultés, leur lutte contre la pauvreté, parfois leur lutte contre la maladie, les luttes contre plein de choses qui ne vont pas comme il faut ; et puis qui affichaient aussi, qui disaient aussi, qui chantaient leur confiance en Dieu, qui est le Dieu des victoires." Véronique Lavoué, directrice des projets auprès du SEL, évoque sa conception de la victoire. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-09-29 - 00:50 - episode 20
"Ça m’évoque, étrangement, une idée finalement de solide, une idée de sol, une idée de terre. Être solidaire, c’est être solide ensemble. Permettre à des personnes qui ont des fragilités, des vulnérabilités à cause de différentes crises, à cause de la pauvreté, à cause de situations familiales compliquées, être solidaire avec ces personnes-là c’est leur permettre de devenir davantage solides. C’est quelque chose qui les construit pour l’avenir, qui leur donne un avenir qui est meilleur que le leur aujourd’hui. C’est ça pour moi la route de la solidarité, ou la route de la solidité." Véronique Lavoué, directrice des projets aurprès du SEL, offre sa vision de la solidarité. Site du SEL : https://www.selfrance.org/
2022-09-28 - 01:12 - episode 19
"Ça me fait penser au label église verte. Comme les labels AB qu’on peut avoir sur les produits bio à Carrefour. Ça montre un peu qu’on est dans une logique de consommation, parfois, par rapport aux églises : on veut que notre église soit bio, tout comme on veut des produits bio. Ce label représente la non-normalité d’avoir une vertu par rapport à l’environnement, ou du moins de rechercher cette vertu. Pour la petite histoire, le label église verte, on peut en avoir un dès qu’on s’engage à avoir une démarche écologique, mais pas forcément en ayant des résultats. Par exemple : avoir un chauffage qui ne dépense pas trop d’énergie, typiquement pas un chauffage au fioul, pour son église, ou essayer de limiter le gaspillage, essayer de faire des choses soi même, essayer d’avoir, par exemple, des images de la création de la nature dans les prêches qui sont faits dans les églises. Donc c’est plein de bonnes choses, ça me rappelle juste à quel point c’est dommage que ce ne soit pas une normalité." Le label église verte, discuté par Samuel Gruffaz, ambassadeur Arocha : https://france.arocha.org/fr/
2022-09-27 - 01:14 - episode 18
"Le mot proximité ça va nécessairement avec le mot commerce. Commerce de proximité. Souvent, quand on parle d’écologie, on dit qu’on va faire du local, on va faire du commerce de proximité, des circuits courts, etc. Les gens sont fortement attirés par l’idée de faire des choses qui sont proches d’eux, qui sont concrètes, qui sont palpables : « je sais d’où viennent mes légumes, etc… ». Y a un sentiment de fierté, aussi, qui est rattaché à quelque chose qui est proche de nous, local, mais c’est pas parce qu’on a un sentiment de fierté que c’est nécessairement la meilleure décision. Si vous mettez toutes les mêmes cultures au même endroit, si vous prenez tout le temps les mêmes choses et qu’il y a un accident à cet endroit-là, vous êtes plus susceptible d’avoir des crises et des problèmes liés au fait de mettre tous les œufs dans le même panier. Alors que, par exemple, quand on va prendre des choses qui sont un peu plus loin, on va avoir des relations avec l’extérieur, on va avoir plus d’ouverture, ça permet aussi de se confronter, d’avoir une certaine part de compétition qui peut être saine. Rester dans une certaine proximité, c’est un peu vouloir rester dans sa zone de confort." Une réflexion sur le sujet de la proximité, proposée par Samuel Gruffaz, ambassadeur Arocha : https://france.arocha.org/fr/
Foi
2022-09-26 - 00:49 - episode 17
"La foi, pour moi, c’est le choix de faire confiance pour avancer, c’est le choix de prendre quelque chose pour une vérité et de s’appuyer dessus pour avancer. Quand on dit par exemple « j’ai la foi – j’ai foi en Jésus », c’est que j’ai la foi de prendre Jésus par les deux épaules et d’essayer de faire une traction sur lui, dans le sens où c’est grâce à lui que je vais avancer, c‘est lui que je veux prendre dans mes bras, et c’est avec lui que j’ai envie de marcher. Et le mot foi, c’est entre autre ce grapin qui fait que je me saisis à lui et que je ne saisis pas autre chose." La question de la foi, du point de vue de Samuel Gruffaz, ambassadeur Arocha : https://france.arocha.org/fr/
2022-09-23 - 01:06 - episode 16
"Les messages adressés aux politiques, je pense que ça devrait être de construire une culture commune, qui soit basée sur l’écologie et sur la préservation des biens communs. Parce que la nature, c’est quelque chose qui peut rassembler plus que diviser : je verrais mal, par exemple, des partis se créer spécifiquement pour l’écologie, mais plutôt que chacun des partis puisse avoir un terrain d’entente avec les autres, et qu’il y ait une vraie coopération autour de ce sujet-là, plutôt que de chercher à se différencier en tant que parti par rapport à ce qu’on va dire en écologie pour être mieux que les autres, mais plutôt se demander quel est notre message commun sur l’écologie, et celui- là, on le conserve, puis après, ce qui est social, économique, normalement ça doit découler de nos engagements écologiques, et c’est un compromis qu’on doit faire et c’est comme ça qu’on va avancer plutôt que nous diviser." Une réflexion sur le sujet de la politique, proposée par Samuel Gruffaz, ambassadeur Arocha : https://france.arocha.org/fr/
2022-09-22 - 00:56 - episode 15
"Le mot climat, j’ai l’impression qu’il a tellement été utilisé dans les médias : « le dérèglement climatique », « le réchauffement climatique », qu’on a l’impression que c’est quelque chose de gros, mais qui finalement est assez loin de notre quotidien, tant qu’on n’a pas des catastrophes climatiques dans notre ville, comme il peut y en avoir en Afrique ou à d’autres endroits du monde, on a du mal à avoir une implication concrète de ce qu’est le climat, à part la pluie. Le mot climat a directement une connotation scientifique : on va regarder d’un point de vue neutre le temps, et comment il évolue, et notamment le réchauffement climatique, c’est le climat qui se réchauffe." LLe mot climat, décortiqué par Samuel Gruffaz, ambassadeur Arocha : https://france.arocha.org/fr/
2022-09-21 - 00:52 - episode 14
"J’avoue que le mot justice, c’est quelque chose qui est important pour moi en terme de concept : quand je fais quelque chose, c’est important que ce soit juste. Il y a d’autres choses qui me motivent, par exemple la confiance, la réciprocité, c’est des choses qui m’attirent plus que la justice au quotidien. Par contre, la justice, c’est quelque chose qui donne des contraintes à nos actions, et qui nous fait avancer dans les bons rails. C’est comme ça que je vois la justice. Et avec Arocha, pour moi c’est une manière d’avoir un cadre : quand on avance, on sait qu’on contribue un peu à la justice." Une vision de la justice, proposée par Samuel Gruffaz, ambassadeur Arocha : https://france.arocha.org/fr/
2022-09-20 - 01:02 - episode 13
"Acharnement, ça me fait penser aux moments où je me donne une mission, un devoir, n’importe quoi, et qu’en fait je continue là-dedans alors que personne ne me l’a demandé. Notamment, comme je le racontais un jour à un ami, j’avais essayé d’aider un SDF, j’avais vraiment voulu lui donner, l’accompagner, et en fait je me suis acharné sur lui pour l’aider, le sortir de la misère, et ça n’a pas marché, et personne ne m’avait demandé de faire ça. Je pense qu’il ne faut pas être dans l’acharnement mais plutôt dans la persévérance, au sens où l’acharnement, il y a une notion de « on prend plein d’obstacles, il y a plein de raisons de ne pas le faire mais on continue », et dans la persévérance je vois plutôt qu’on a une très bonne raison de le faire, et on s’en rappelle." La notion d'acharnement, explorée par Samuel Gruffaz, ambassadeur Arocha : https://france.arocha.org/fr/
2022-09-19 - 01:08 - episode 12
"La planète, ça me fait penser à quand je regardais Gulli quand j’étais petit, et qu’il y avait un logo de planète qui était en train de tourner. Dans cette émission de Gully, on nous montrait beaucoup de panneaux solaires, d’éoliennes, « voilà, on fait de l’énergie verte, de l’énergie renouvelable ». Aussi, un truc qui m’avait marqué, c’est qu’ils disaient qu’on dépensait beaucoup de papier à l’école, et qu’on allait remplacer la papier par des tablettes, et qu’on allait faire des choses super écologiques parce qu’on n’aura plus de papier. Maintenant, quand je vois les tablettes, que ma petite sœur a des tablettes, je me dis : « on y est maintenant », mais en fait ça n’a réglé aucun problème. Aujourd’hui, tel que je perçois la planète, c’est comme quelque chose qui me dépasse un petit peu, et les panneaux solaires, les éoliennes, j’ai compris que j’avais raison de pas croire que ça allait sauver la planète, mais que ce serait plutôt une organisation humaine qui soit bienveillante." Une petite pensée au sujet de la planète, exprimée par Samuel Gruffaz, ambassadeur Arocha : https://france.arocha.org/fr/
2022-09-16 - 01:21 - episode 11
"Reconnaitre ses fragilités c’est une grande étape dans nos vies personnelles pour avancer. De pouvoir travailler sur nos fragilités de différentes manières, des fois au sens psychologique ou spirituel. De pouvoir les remettre aussi à plus haut que soi, à celui qui nous dépasse et qui nous aime. Et puis fragilité, c’est celles aussi des personnes qu’on rencontre qui sont touchées par des crises, des bénéficiaires de telle ou telle action, des gens qui ont perdu des repères dans leur vie parce qu’il y a eu la guerre, parce qu’il y a une crise financière comme au Liban où on perd vraiment ce qui faisait le quotidien, le sens du quotidien. Donc on rencontre des gens qui ont des fragilités, d’un coup les larmes arrivent, et puis des fois de la joie d’être soutenu quand même… L’important c’est de répondre par la dignité de notre regard, la considération, de pas avoir de rapport condescendant, au contraire de se sentir humain avec eux. Dans la bible il y a cette expression « pleurer avec ceux qui pleurent, rire avec ceux qui rient », pas avoir ce sentiment de sauveur, de toute puissance, qui est faux, qui est de l’idolâtrie, qui est se mettre à la place de Dieu quelque part, et au contraire être dans l’humilité, parce qu’on est soi-même fragile, on ne peut pas répondre à toutes les crises, toutes les choses, mais on a notre part à faire. Reconnaitre sa fragilité pour être ouvert à ceux qui vivent une fragilité c’est important." La question de la fragilité, explorée par Mathieu Busch, directeur d'Action Chrétienne en Orient : https://action-chretienne-orient.fr/
2022-09-15 - 01:20 - episode 10
"J’ai eu une vocation assez jeune pour devenir pasteur quand j’étais lycéen, autour de mes quinze ans comme ça, sans trop savoir ce que ça allait amener. Quand on est adolescent une vocation qui se découvre c’est très enrichissant, épanouissant, après on fait des études, on fait des expériences, et fréquemment on se demande « mais qu’est-ce qui fait sens ? Est-ce que mon sens se renouvelle, le sens de ma vocation, de mon ministère de pasteur ? ». On rencontre beaucoup de difficultés, il y a moins de monde au culte, les églises chez nous, sécularisées, etc… Et finalement en venant à l’action chrétienne en Orient, il y a trois ans, quelque part ça m’a redonné du sens aussi dans ma vocation. Il y a cette ouverture vers d’autres églises qui ont aussi d’autres difficultés, qui pourtant m’apportent beaucoup aussi par leurs témoignages, leur engagement, l’expression de leur espérance, leur ténacité, ça me nourrit, ça me redonne aussi du sens à moi, dans mon travail. Je sais pourquoi je travaille, je sais qu’il y a des personnes là-bas qui comptent sur nous, qu’il faut témoigner ici, récolter des fonds, partager des temps de prière, des temps d’information. Pour moi ça fait sens, sens aussi d’une histoire, puisqu’on est dans les cent ans de l’Action chrétienne en Orient, d’avoir retracé l’évolution de notre association sur cent ans, on a vu que ça avait beaucoup de sens, et ça vous aide aussi voilà, tous les jours quoi." Le sens, aux yeux de Mathieu Busch, directeur d'Action Chrétienne en Orient : https://action-chretienne-orient.fr/
2022-09-14 - 01:20 - episode 9
"Quand je pense à peur et au Proche-Orient je pense à la première fois où je suis revenu en 2018 en Syrie, et le passage de la frontière entre le Liban et la Syrie, et je me suis dit « est-ce que je fais pas une connerie quoi ? Est-ce que je ne suis pas en train de rentrer dans le royaume des morts, que je mets pas ma vie en danger, est-ce que ça vaut le coup en fait ? ». Et puis la surprise aussi d’entendre le bruit des combats. À l’époque j’étais à Damas, les avions russes bombardaient les banlieues où il y avait les rebelles, notamment islamistes ou même Daesh et d’autres, et de m’dire « ben là il y a des gens qui meurent à trois kilomètres et puis moi je suis là dans un p’tit hôtel, à rencontrer des personnes », ça m’a vraiment perturbé. Et puis d’entendre comme ça les explosions en continu durant les nuits que je passais là-bas, c’est impressionnant le bruit de la guerre, et puis en même temps, de manière très étonnante, c’était donc en 2018, les gens avaient déjà sept ans de guerre derrière eux, habitués à entendre ces bruits-là et à avoir une vie normale dans une atmosphère anormale. C’était vraiment étrange, mais finalement on s’y habitue très vite. C’est assez fascinant, perturbant, j’ai pas du tout eu cette même peur en revenant deux fois en Syrie en 2019. Finalement quand je suis avec des gens là-bas qui me reçoivent, je n’ai plus peur en fait." La peur liée au Proche-Orient, une expérience proposée par Mathieu Busch, directeur d'Action Chrétienne en Orient : https://action-chretienne-orient.fr/
2022-09-13 - 01:19 - episode 8
"C’est permettre à une personne de grandir, de s’épanouir, de s’instruire, de trouver un peu son chemin vers son propre accomplissement. C’est fondamental de pouvoir aider chaque génération à grandir de la meilleure manière possible, et c’est vrai que dans des situations de crises un peu extrêmes : la guerre en Syrie, la crise au Liban, la pauvreté en Egypte ou autre, de pouvoir agir pour des enfants c’est quelque chose je pense qui est très réjouissant, parce que les enfants aussi lorsque l’on s’occupe d’eux avec bienveillance, on a tout de suite un retour de joie, de bonheur, de motivation. J’ai visité il n’y a pas longtemps des écoles pour enfants syriens réfugiés au Liban, créée par une église protestante ; quand on les voit dans ces centres éducatifs qui sont là pour leur permettre d’avoir les bases de l’éducation et de pouvoir raccrocher un jour à une école plus formelle, plus normale, pour leur donner cette chance de ne pas rester dans la pauvreté, ou la proie de fanatismes ou de discours sans culture, etc… c’est vraiment important de pouvoir agir pour un maximum d’enfants, notamment les filles, qui sont défavorisées dans certains pays, quand on peut le faire, c’est magnifique." L'importance de l'éducation, pour Mathieu Busch, directeur d'Action Chrétienne en Orient : https://action-chretienne-orient.fr/
2022-09-12 - 01:16 - episode 7
"Aujourd’hui c’est un mot à la mode pour pas dire foi, pour pas dire religion, mais il y a quand même dans ce mot de spiritualité le terme d’esprit. Alors pour moi en tant que chrétien c’est l’esprit de Dieu, de Pentecôte qui nous réunit malgré les différences : différentes appartenances, différentes manières de voir le monde. On essaye de partager une spiritualité dans l’Action chrétienne en Orient, qui ne s’attarde pas à mettre le point sur les différences, au contraire. Il y a des fois des partenaires qui sont plutôt d’expression évangélique, d’autres qui sont plutôt protestants classiques, d’autres plutôt réformés ceci etc… C’est relativiser ces choses-là, parce que quand on prie ensemble, d’un coup on est en communion, et c’est fort. Pour nous ça fait notre identité parce que si on en reste àl’aide matérielle, aux flux financiers, aux choses comme ça, on perd notre identité, on perd un peu ce qui fait aussi qu’on va plus loin que les rapports financiers qui, des fois, mettent les gens dans des déséquilibres : ceux qui donnent, ceux qui reçoivent. Or dans la spiritualité on est tous ensemble enfants de Dieu, on se reconnait frères et sœurs, on est dans la réciprocité, on reçoit autant qu’on donne." Le terme spiritualité expliqué par Mathieu Busch, directeur d'Action Chrétienne en Orient : https://action-chretienne-orient.fr/
2022-09-09 - 01:14 - episode 6
"C’est un terme clé pour l’Action chrétienne en Orient. Le Proche-Orient est toujours en crise, plus ou moins, mais actuellement c’est très difficile. Et ce terme d’espérance c’est le terme qui nous fait tenir. Tenir dans le soutien, nos amis, nos frères et sœurs là-bas, et surtout le mot qu’eux-mêmes utilisent pour dire « Notre espérance est d’abord en Dieu », c’est notre colonne vertébrale intérieure, notre spiritualité. On agit, on reste sur place, on se donne, parce qu’on est nourris par cette espérance chrétienne, alors que les espoirs humains semblent faibles. En Syrie actuellement il n’y a toujours pas de solutions politiques, au Liban on ne voit pas comment sortir de l’accumulation de crises. Et donc avant de mettre des espoirs dans des micmacs géopolitiques, politiques, d’abord c’est l’espérance de la foi chrétienne qui aide à voir plus loin et à croire que ce qu’on fait fait la différence, permet aux gens de tenir, permet de se dire que tout n’est pas perdu etc… C’est vraiment un mot clé pour la théologie, mais aussi pour la vie quotidienne vraiment." L'espérance, vue par Mathieu Busch, directeur d'Action Chrétienne en Orient : https://action-chretienne-orient.fr/