Region Grand Est

Ce podcast regroupe des émissions portant sur les initiatives de la région Grand Est sur divers sujets.

65 épisode(s), 10 saison(s).
2023-12-06 - 02:30 - episode 3 - saison 8
Face au fléau que représentent les déserts médicaux dans nos campagnes, la Région Grand Est soutient et aide les structures médicales à se développer sur notre territoire. C’est le cas de la MSP Saintignon espace santé, Maison de Santé Pluriprofessionnelle située à Longwy, et de la Maison des Internes, logements destinés aux étudiants en médecine effectuant un stage sur le bassin de Longwy.Docteur Patrick Vauthier vous êtes coordinateur de ces deux structures, bonjour,Bonjour Tout d’abord quel est l’objectif de la Maison de Santé Pluriprofessionnelle de Longwy ?C’est vouloir travailler ensemble sur un projet, et le projet c’est essayer de prendre au mieux la population qu’on essaye de prendre en charge, la maison de santé est un exercice pluridisciplinaire: se rencontrer facilement et prendre l’habitude de travailler ensemble permet d’anticiper des difficultés de l’un et l’autre, et donc là d’avoir un exercice pour chacun beaucoup plus simple, beaucoup plus facile dans l’intérêt du patient et finalement dans l’intérêt du professionnel parce que en simplifiant la charge de tout le monde eh bien, tout le monde est plus pertinent dans sa prise en charge, tant dans la pertinence horaire que dans la pertinence intellectuelle. Et puis ça m’a paru être essentiel pour pérenniser une activité parce que on sentait bien que les jeunes médecins étaient attirés par ses structures et rester tout seul dans son cabinet n’amenait pas forcément à une succession, et donc finalement des patients qui sont en errance après.Parlons des jeunes médecins justement, vous êtes médecin généraliste et maître de stage. Combien d’internes ont été accueillis ici à la MSP de Longwy ?Depuis 10 ans accueillons deux à trois internes par semestre. Il y a beaucoup de jeunes médecins qui sont installés dans la région qui sont passés comme internes ici.Parmi ces étudiants, justement, certains ont logé à la Maison des Internes ?La Maison des Internes on a eu de la chance de pouvoir la créer aussi par l’aide de la région. Ça donne la possibilité aux internes qui ont des logements sur Nancy qui sont installés là-bas, pendant leur stage de six mois de ne pas être obligés de chercher un nouvel appartement et amener les frais qui vont avec. Puisque grâce à l’aide de la Région et l’aide de la communauté d’agglomération eh bien le reste à charge pour l’Internet est à zéro euro, et il bénéficie d’une structure qui pour moi est assez intéressante avec un appartement qui laisse la place pour se reposer après une dure journée.Faire son stage à la Maison de Santé plus Professionnelle et loger à la maison des internes de Longwy, c’est le choix qui a fait Caroline Schuster, étudiante en dernière année de médecine générale à Nancy; Bonjour CarolineBonjour. Vous avez été hébergée à la maison des internes (à Longwy haut oui) pendant combien de temps ?Quatre mois et demi / cinq mois à peu près. C’était vraiment une belle opportunité parce que c’est à cinq minutes du cabinet et c’était un logement au calme. Enfin vraiment c’était parfait. Je rentrais le soir j’avais que cinq minutes c’était un logement meublé : la salle de bain tout équipée pareil pour la cuisine, donc c’est vraiment une belle opportunité et pour les internes en médecine, on a zéro loyer et on peut loger gratuitement. Qu’est-ce qui vous a motivé à faire votre stage ici à la MSP? Je voulais vraiment voir l’exercice dans un milieu on va dire où il manque beaucoup beaucoup de médecins. Je voulais voir si ça avait vraiment un impact sur les populations sur la manière de prendre en charge les patients. Les internes précédents m’ont dit que c’était un bon stage donc j’y suis allée et effectivement c’était un bon stage parce que j’y suis restée six mois et j’ai renouvelé l’expérience pour les six prochains mois donc je suis plutôt satisfaite.En tant qu’interne, quels sont les avantages qu’apportent la Maison de Santé Pluriprofessionnelle de Longwy ?Déjà c’est de pas être seule même si au début j’étais avec les médecins maintenant je suis toute seule et il y a forcément un autre confrère qui est avec moi toute la journée, donc si j’ai réellement un problème je peux aller le voir. Le fait d’être avec eux et de pouvoir échanger en fait sur une prise en charge, c’est vraiment ça qui m’a convaincu et qui me fera faire un exercice en Maison de Santé Pluriprofessionnelle plus tard.Vous vous orientez vers ce choix ?Oui parce que le travail seul ça fait peur et je pense que ça fait peur à beaucoup d’internes. Quand je parle avec des autres internes de ma promotion, c’est vraiment ça le souci : on a pas envie de se retrouver tout seul. C’est pour ça que le développement des maisons de santé, on envoie de plus en plus, elles sont là pour ça en fait, pour qu’on ne se retrouve pas seul et qu’on ait une prise en charge globale et complète des patients. Grâce aux maisons de santé on a accès à des spécialistes ou des paramédicaux, que ce soit les kinés, les infirmières qui vont nous soutenir et ça nous facilite grandement les choses.Plus la maison des internes qui facilite le logement... Normalement tout est bon pour un exercice médical réussi !Un projet d’agrandissement de la  Maison de Santé Pluriprofessionnelle de Longwy est également soutenu par la région Grand Est : il prévoit l’arrivée de trois cabinets de prescripteurs, à savoir deux médecins généralistes et une infirmière. L’objectif est simple : compléter l’offre de soins du territoire, et ainsi lutter contre la désertification médicale. Une production, des radios associatives avec le soutien de la région Grand Est. 
2023-12-06 - 06:21 - episode 2 - saison 8
La Région Grand Est est fortement mobilisée sur les questions de santé publique. Nadège Hornbeck, vous êtes vice-présidente de la Région Grand Est déléguée à la santé, la prévention et au handicap. Pour vous, il y a urgence. Il faut que la collectivité vienne en appui au secteur de la santé. Ce n'est un mystère pour personne, que le système de santé a besoin de renforts et de moyens supplémentaires. Nous projetons que dans les dix prochaines années, la Région Grand Est comptabilisera environ 3 300 personnes âgées dépendantes de plus chaque année. Nous devons garder un service identique à l'actuel et il faudra donc créer des emplois supplémentaires dans le champ du sanitaire et du social. Nous projetons également un médecin sur trois, qui partira à la retraite dans les dix prochaines années et nous estimons aujourd'hui que pour remplacer un médecin, il en faut deux.Alors comment aider ? C'est un levier financier que la Région va mettre en place ? Alors ce sont différents dispositifs de soutien à l'installation de médecins par exemple, ou au maintien de services de soins de proximité, de promotion à la santé. Nous œuvrons aussi en faveur de la santé environnementale, la santé des jeunes et l'innovation. On va aborder un point important, c'est celui de la lutte contre la désertification médicale sur le territoire du Grand Est. Absolument, et cela fait partie finalement d'une des compétences de la Région, qui est l'aménagement du territoire. L'Agence Régionale de Santé estime que 70% du territoire est en zone sous-dense, c'est-à-dire qu'il n'y a pas assez de médecins et c'est pour ça que nous intervenons. Nous avons décidé d'avoir une politique volontariste et d'intervenir en soutien aux maisons de santé publiques et privées notamment et puis également sur les bourses aux étudiants internes en médecine, par exemple, pour les inciter à venir dans les territoires dépourvus de médecins.Des exemples peut-être pour illustrer un petit peu ce propos, avec la création d'une maison de santé pluriprofessionnelle ? Nous soutenons par exemple une création de maison de santé pluriprofessionnelle portée par la commune de Thaon-les-Vosges. Un projet visant à regrouper sur un même lieu deux médecins généralistes, un chirurgien-dentiste, trois infirmières libérales, une sage-femme, un psychologue. Et c'est un bassin de vie qui souffre justement de la désertification médicale. Puis il y avait là une importance et une urgence d'intervenir et d'agir aux côtés de l'ARS, de l'Agence Régionale de Santé. Agir et faciliter aussi l'implantation d'un cabinet médical, ça aussi c'est aujourd'hui dans les cordes de la Région ? Absolument, dans le Bas-Rhin à Nordhouse, nous avons soutenu l'implantation d'un cabinet médical dans un local dont la commune est propriétaire, afin d'y installer deux médecins. Ces deux médecins étaient déjà au sein de la commune. Ils étaient dans un local trop étroit et ils payaient un loyer chez un propriétaire privé. Ils ont souhaité avoir un local qui leur correspond plus et cela fait partie de l'attractivité finalement du métier, de maintenir l'offre de soins dans un territoire et dans un bassin de vie, notamment dans une petite commune comme celle de Nordhouse. Et parfois, il faut partir directement au contact du public, c'est le cas dans les Ardennes.Nous lançons aussi des dispositifs permettant d'aller vers le citoyen ou le patient citoyen, avec un appel à projet que nous avions lancé en début d'année. Nous avons soutenu un médico-bus des femmes dans les Ardennes, à Charleville-Mézières. Ce bus sera d'ailleurs mis en circulation début de l'année 2024. C'est un bus itinérant qui permettra d'assurer des actions de prévention, d'information à la contraception, de suivi de grossesse et de post partum et également un suivi gynécologique pour les femmes. Ce sont des puéricultrices, des sage-femmes et des assistantes sociales salariées des hôpitaux Nord-Ardennes qui sont embarquées dans le projet. C'est un très beau projet dont la Région est bien évidemment fière de soutenir. Quand on évoque la santé, bien sûr, on parle aussi de formation et puis de l'attractivité de ces métiers.L'attractivité des métiers est effectivement un enjeu majeur et cela passe en premier lieu par la formation. En Région Grand Est, ce sont 118 instituts de formation sanitaire rattachés à 43 établissements hospitaliers ou associations gestionnaires qui forment plus de 13 000 étudiants. Et pour répondre aux besoins de recrutement liés au grand âge et à la crise sanitaire, dès la rentrée 2020, nous avons augmenté le nombre de places chaque année et nous tâchons de l'augmenter en fonction aussi des réalités territoriales puisqu'il faut remplir ces places de formation. Nous accompagnons en tous cas les instituts à remplir ces places supplémentaires et à former au mieux les étudiants. Si vous le voulez bien, parlons aussi de l'innovation, parce que parfois l'innovation peut être un moyen de pallier aux difficultés quand on a des désertifications médicales. Absolument, l'innovation est un sujet incontournable en santé dont la Région s'est bien évidemment saisie. Une première en France, nous avons établi une feuille de route télémédecine avec l'Agence Régionale de Santé, la préfecture et l'Assurance maladie. L'objectif, c'est de déployer sur la Région Grand Est environ 200 sites de télémédecine qui permettront aux citoyens, aux patients de pouvoir consulter un médecin, qu'il soit généraliste ou spécialiste, et de raccourcir les délais lorsqu'ils sont trop longs. Et puis on ne pouvait pas faire l'impasse sur un aspect quand on parle de santé, c'est celui de l'hôpital. Pour la Région, il y a une réflexion autour de l'hôpital du futur. Alors l'hôpital du futur, c'est un programme que nous avons inventé en Grand Est. Là aussi, c'est une première en France. Nous co-portons avec l'Agence Régionale de Santé le programme « Hôpital du futur », avec un soutien à l'innovation, qu'elle soit organisationnelle ou en faveur de l'environnement, et nous avons donc neuf millions d'euros de soutien à destination d'hôpitaux dans le Grand Est qui s'inscrivent dans cette nouvelle dynamique. Madame Hornbeck, merci. C'est une coproduction réalisée par les radios associatives, avec le soutien de la Région Grand Est.
2023-12-06 - 06:43 - episode 1 - saison 8
-Nous recevons aujourd’hui Monsieur Puzo président de l'entreprise Axon Cable dont le siège social est à Montmirail .C'est sur le thème de la santé au travail que nous vous avons invité puisque vous êtes  la première entreprise à avoir mis en place en interne un service de prévention et de santé au travail ; c'est dire à quel point la santé et le bien-être de vos salariés est une priorité dans votre entreprise. - Pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous Monsieur Puzo, nous faire une présentation rapide de votre entreprise ?La société Axon Cable fabrique du câble très technique : nous câblons toutes les caméras des ROVERS américains qui sont sur Mars, nous câblons le cœur artificiel CARMAT, nous câblons les commandes de vol de l'Airbus 350 .Le siège social est effectivement à Montmirail dans la Marne et nous avons une vingtaine de filiales dans des pays très industrialisés des États Unis à la Chine.C’est une entreprise qui existe depuis 1965 et que je dirige depuis 1980. - Peut-être donner quelques chiffres en termes de salariés ?Mondialement nous sommes 2500, dont 1000 en France dans 3 filiales :une à Quimper, une à Villers le Lac près de la Suisse mais la principale est la maison mère à Montmirail avec 800 salariés et l’essentiel des ingénieurs et des chercheurs. La loi du 2 août 2021  prévoit le renforcement de la prévention santé outravail, pourriez-vous nous en préciser les grands principes ?C'est une loi sensationnelle, déjà par son titre « Renforcer la  prévention en entreprise et  décloisonner la santé au travail et la santé publique »  Ensuite, si on regarde les divers articles, elle impose une médecine du travail digitale numérique ; le document unique d'évaluation des risques professionnels doit être digital  et gardé pendant au moins 40 ans, le dossier médical en santé au travail doit être digitalet interopérable avec les dossiers médicaux de soins. Grâce à cette loi, la France peut faire la meilleure médecine du travail au monde et c'est ce qui m’a attiré pour lancer mon projet . -C’est dans ce cadre précis que vous avez mis en place le dispositif Hygie prévention en  2022 ; pouvez vous nous le présenter ainsi que les bénéfices pour l'entreprise et les salariés ?Hygie est le nom de la déesse grecque de la santé et de la prévention, donc ça n'a pas été choisi au hasard.Il fallait que j'embauche des médecins et des infirmiers-es;on craignait  beaucoup, quand j'ai demandé l'autorisation de mettre en place ce service, que je débauche dans les services existant qui sont déjà en pénurie ; je n'ai débauché personne, je n'ai embauché que de jeunes retraités très expérimentés à temps partiel modulé (en fonction de nos besoins et de leurs libertés).Ce sont quatre médecins, trois infirmières, un ophtalmologue, un cardiologue etune patiente référente en cancer donc une très belle équipe à temps très partiel, unpeu surdimensionnée pour nos  800 salariés , mais au moins tous nos salariés peuvent passer une visite médicale tous les ans. Vous avez également développé un logiciel de gestion des visites médicalesça se passe comment?On a une grosse équipe informatique chez Axon, et nous avons des docteurs es sciences en Informatique de santé ; ils ont développé un logiciel de gestion des visites médicales.Un logiciel de visite médicale doit protéger la confidentialité des informations ; toutes les informations que le médecin du travail ou l'infirmière rentrent sont cryptées et ne sont visibles que par le salarié ou le médecin qui le traite.   La santé au travail reste pour la Région Grand Est un axe prioritaire, comment vous apporte-t-elle son soutien?La région Grand Est apporte un soutien sur nombre de projets industriels que nous menons mais notamment en santé ; elle nous a aidés dans la phase agrément pour accélérer la procédure et aidés à faire connaître Hygie prévention en faisant venir la  ministre de la santé le 28 avril de cette année, ce qui a fait une très belle couverture médiatique de ce que nous entreprenons en santé au travail. Nous vous remercions Monsieur Puzo. Cette émission a été réalisée par les radios de la FRACA avec le soutien de la Région Grand Est
2023-11-30 - 03:36 - episode 4 - saison 7
La Région Grand-Est adoptait en juin dernier le plan régional pour la restauration et l'hébergement scolaires, afin de permettre à tous l'accès à l'éducation et à la formation. Parmi les mesures mises en place : l'hébergement en internat à 1€, destiné à l'ensemble des lycéens du secteur public. Pour en parler, madame Fanny BOUDSOCQ, parent d'un élève interne au lycée Jean-Moulin de Revin, dans les Ardennes.Comment avez-vous eu connaissance de ce nouveau dispotif de l'internat à 1€ ?Quand nous avons été visiter l'école pour le gamin.Qu'est-ce que vous en avez pensé ?C'est super, franchement l'encadrement... Ils nous ont fait visiter, ils nous ont tout montré et franchement l'encadrement, rien à leur dire, tout est vraiment impeccable !Qu'avez-vous pensé quand on vous a annoncé le prix de l'internat à 1€ par mois l'hébergement ?Ah nous étions contents ! (rires) Ça fait du bien parce que, ce n'est pas donné, un internat !Votre enfant aurait pu être à l'internat sans ce dispositif ?Eh bien... oui, enfin... J'ai dû le mettre à l'internat parce que les trajets en train tous les jours ne sont pas évidents, parce que ça fait de la fatigue, et ils ne sont pas au top pour faire leurs études, quoi. Il aurait fallu que je m'arrange pour payer... Je payais tous les mois ! Là, c'est vrai, ça nous soulage, ça nous enlève une épine du pied !Vous voyez déjà le résultat sur votre budget ?Oui, automatiquement ! Je ne me souviens plus à quel prix était la nuit, mais nous étions bien dans les environs de 150 à 200€ parce que ça dépend du trimestre, ce n'est pas le même prix tous les trimestres.Vous sentez votre enfant moins fatigué, ça marche pour lui, l'internat ?Ah oui, oui ! Il n'est pas fatigué, il est au top dans sa scolarité, donc oui, il y a une grande différence !Pour lui aussi ? Que vous dit-il de l'internat ?Ah ! Lui est heureux à l'internat ! Il est bien, ils peuvent faire leur travail, quand ils ont des devoirs. Il n'est pas fatigué le matin. S'il faisait la route tous les jours il n'y arriverait pas.Pour vous ce sera aussi l'internat l'année prochaine ?Ah oui, il sera interne jusqu'à la fin de sa scolarité !S'il n'y avait pas eu d'internat ou que l'internat avait été trop cher, comment vous seriez-vous organisé ?J'aurais fait tout mon possible pour qu'il reste à l'internat, parce que pour moi la scolarité de mon fils est plus importante, pour ses études. Je me serais mise en quatre pour qu'il puisse rester là-bas.Vous n'auriez pas trouvé un lycée plus proche, par exemple ?C'est déjà le plus proche.Sans ce dispositif ça vous aurait posé problème au niveau du budget de votre famille ?Ah oui ! Oui, ça nous aurait posé souci mais, comme je vous le disais, nous aurions essayé de tout faire pour qu'il puisse y rester. C'est vrai qu'1 euro ça nous arrange très, très bien !Merci, madame Boudsocq, d'avoir répondu à nos questions. C'était une coproduction des radios associatives avec le soutien de la Région Grand-Est.
2023-11-30 - 04:51 - episode 3 - saison 7
La Région Grand-Est adoptait en juin dernier le plan régional pour la restauration et l'hébergement scolaires, afin de permettre à tous l'accès à l'éducation et à la formation. Parmi les mesures mises en place : l'hébergement en internat à 1€, destiné à l'ensemble des lycéens du secteur public. Pour en parler, monsieur Georges Lubrano, proviseur du lycée Jean-Moulin de Revin dans les Ardennes.À quel type d'élèves est destiné cette mesure ?À tous nos élèves. C'est la réponse que je vous ferais parce que d'abord ce n'est pas établissement qui ferme ses portes et met des critères de sélection là-dessus : c'est à tous les élèves qui souhaitent être dans les dispositions d'un accompagnement, par exemple ; des élèves qui souhaitent être au calme pour pouvoir avoir tous les éléments à disposition pour suivre leurs études, qui n'ont pas forcément besoin de nous, mais qui ont besoin de cette structure ; il y a des élèves qui ont envie de la vie en collectivité, en groupe, ou bien alors de faire des activités qu'ils ne pourraient pas forcément faire à l'extérieur.Concrètement au niveau du lycée qu'est-ce que ça a changé ?Écoutez, je vais vous donner deux chiffres. Deux nombres, plus exactement, c'est les nombres d'élèves qui ont fréquenté l'internat. Trente-neuf élèves il y a deux ans, et nous sommes à 54 élèves à ce jour. Effectivement c'est une augmentation des effectifs. Avec des effets qui sont dû au cadre de vie que l'on a amélioré, nous pourrons en reparler, et à la politique de la Région qui nous permet d'avoir des jeunes qui n'auraient pas fréquenté ou difficilement un établissement avec un internat, par le coût. Un Euro la nuitée – la nuitée –, ça permet à des familles de faire venir leurs jeunes de lieux un peu plus éloignés.C'est le cas, chez vous ? Il y a des jeunes qui viennent de l'extérieur de Revin ?Bien sûr. C'est une majorité, déjà ! Nous avons des jeunes qui viennent de Charleville-Mézières, des jeunes qui viennent de Rethel, des jeunes qui viennent de Reims. Donc effectivement nous touchons au niveau géographique des jeunes de l'ensemble de l'académie. Mais pas seulement. Nous avons des jeunes qui viennent de Revin, parce que ça permet de mieux les suivre. Alors pourquoi viennent-ils de Revin, ou de Rocroi, alors qu'il y a des bus – 10 minutes – ? D'abord parce qu'il y a un suivi avec eux, personnalisé. Et pourquoi les parents acceptaient-ils de payer un surplus alors qu'ils habitent à 10 minutes ? Mais ils ne payent pas ce surplus parce que justement il y a cette aide qui permet à des jeunes... On sait que l'internat c'est des jeunes qui en ont besoin. Et donc la famille est plus à même de venir, d'accepter, que de dire « non, ça nous reviendrait trop cher ».Et ça permet aux jeunes d'avoir un cadre, de se lever tous les matins à la même heure, et de ne pas rater le réveil !Quelque part oui ! (rires) Nous sommes vigilants là-dessus, il y a des Assistants d'éducation qui sont là pour assurer la sécurité, la vie de l'internat, qui les connaissances. Garçons, filles, ils ont leur Assistant d'éducation et qui permet d'avoir un petit peur ce rythme. C'est pour ça que nous avons demandé à des élèves de rester. Mais il n'y a pas que le rythme, pour éviter certains décrochages ! Il y a aussi l'encadrement plus scolaire, l'aide aux devoirs, par exemple, faire en sorte qu'un jeune puisse accéder à la documentation qu'il n'a pas forcément chez lui – CDI. Tout ça sont des éléments qui, si l'internat n'étaient pas accessible, ne permettraient pas à ces jeunes qui sont en situation en difficulté... Mais il y a d'autres jeunes qui ont besoin d'un soutien mais ne l'auront pas forcément, ou pas l'envie. Donc effectivement l'équipe d'encadrement est là pour assurer la vie de l'internat mais aussi pour aider, aiguiller les élèves au niveau de leur scolarité et de maintenir le cap qu'ils se sont fixés dans leur formation.Merci monsieur Lubrano d'avoir répondu à nos questions. C’était une coproduction des radios associatives avec le soutien de la Région Grand Est.
2023-11-30 - 03:10 - episode 2 - saison 7
Christèle WILLER, vous êtes vice-présidente de la Région Grand Est, en délégation des Lycées et de l’Education. Madame WILLER, bonjour.Bonjour.Depuis cette rentrée scolaire, la Région Grand Est a voulu favoriser l’égalité sociale et géographique, avec cette mesure forte : l’internat à 1€.Oui, tout à fait. On a voulu l'égalité des chances en matière d'éducation. C'est vraiment ce qui nous a guidé, le Conseil Régional en cette nouvelle année scolaire. Nous avons voulu l'internat à 1€ pour que nos élèves puissent choisir leur orientation. Le but est vraiment de faciliter les mobilités et de ne pas avoir l'orientation qui est subie. Ainsi, nos élèves peuvent faire le choix qu'ils souhaitent de leur formation.Une mobilité facilitée et l’opportunité de choisir une formation en relation avec des métiers en tension.Nous savons qu'actuellement, nous avons beaucoup de métiers en tension. Les lycées professionnels sont ciblés. C'est vrai qu'avec ce choix d’internat à 1€, c'était aussi l'idée que dans la ruralité, nos élèves puissent aller un peu plus loin et faire le choix de ces métiers qu'ils souhaitent, mais également des métiers en tension.Autre point, que vous souhaitez aborder, celui de l’aide à la cantine qui est renforcée.L'aide à la cantine est passée de 0,55 centimes à 0,80 centimes. La Région Grand-Est accompagne la cantine à plus de 50% sur la totalité du coût du repas pour faire en sorte que nos lycéens puissent manger une alimentation correcte et durable.Un ordinateur pour chaque lycéen, c’est plus de 64 000 ordinateurs distribués depuis la rentrée scolaire.Oui, nous avons continué le lycée 4.0. Les ordinateurs, pour rappel, sont mis à disposition gratuitement à tous nos lycéens. C'est aussi une aide pour le budget des familles. Comme vous l'avez dit, c'est 64 000 ordinateurs cette année. Et puis, depuis 2017, c'est 385 000 ordinateurs qui ont été mis à disposition des élèves. Un chiffre clé, plus d’un milliard consacré à la jeunesse dans le budget 2023 de la Région, dont plus de 700 millions pour les lycées. Pour vous, le lycée du futur doit être durable, sobre et économe.Le lycée du futur ne part pas de rien. Nous sommes déjà dans une démarche mais cette année, nous avons souhaité faire une année de consultation. Nous sommes partis sur quatre axes. C'est un lycée que nous voulons qui participe au bien- être des élèves et à celui de la communauté éducative, un lycée qui prépare l'avenir, un lycée ancré sur son territoire, un lycée acteur de la transition écologique puisque c'est aussi une de nos grandes thématiques. Donc toute cette année, nous allons avoir une consultation, que ce soit avec les élèves, les professeurs, nos agents qui travaillent dans les lycées, pour voir comment ils voient le lycée du futur, comment ils voient le demain pour travailler dans ces lycées.En conclusion, au sujet de ce slogan, « Un avenir sans frein, le Grand Est, bâtisseur de destins », vous en dites quoi ?Nous sommes là pour l'avenir de nos jeunes. Toutes les politiques que nous mettons en place, c'est pour améliorer le quotidien, leur bien- être, mais également leur formation du futur.C’était Christèle WILLER, vice-présidente de la Région Grand Est, au sujet de l’internat à 1€ et des lycées. Une coproduction des radios associatives, avec le soutien de la Région Grand Est.
2023-11-30 - 03:32 - episode 1 - saison 7
La Région Grand-Est adoptait en juin dernier le plan régional pour la restauration et l'hébergement scolaires, afin de permettre à tous l'accès à l'éducation et à la formation. Parmi les mesures mises en place : l'hébergement en internat à 1€, destiné à l'ensemble des lycéens du secteur public. Pour en parler avec nous, Thibault Larcher, élève de Première générale au lycée Jean-Moulin de Revin dans les Ardennes.Qu'est-ce que tu penses de la vie à l'internat ?La vie a l'internat est très sympathique, très cool, je m'entends bien avec tout le monde, il n'y a pas de problème. L'internat est neuf et propre.Une journée-type à l'internat, qu'est-ce que c'est ?Moi personnellement je me lève à 6h30, pour me préparer pour le petit-déjeuner à 7h. Les cours commencent à 8h, donc nous avons trente minutes, quarante-cinq minutes pour déjeuner – c'est largement suffisant. Puis nous avons les cours jusqu'à 17h30, l'internat ouvre à cette heure-ci. Nous nous préparons pour 18h pour l'heure de permanence jusqu'à 19h. Puis après nous allons manger, puis nous remontons à l'internat, où nous avons du temps-libre. Il y aune salle de jeu à l'internat avec un babyfoot, salle télé, jeu d'échec, nous pouvons jouer aux cartes et plein de choses. Donc après à 21h30 nous retournons dans nos chambres, et nous nous couchons.Et ensuite on recommence !...Et après on recommence.Qu'est-ce que t'aime dans cette vie à l'internat, dans ce rythme ?J'aime la convivialité de l'internat, tout simplement. J'aime bien être avec les autres, en groupe, et je préfère être à l'internat que chez moi.Est-ce que sans internat dans ce lycée tu aurais pu venir suivre les cours ici ?Non, j'aurais tout simplement dû changer de lycée. J'aurais pris le lycée de Givet. À la base j'habitais à Rocroi, donc mon lycée de secteur était Revin. J'ai déménagé à Givet en décembre dernier.Là tu es en Première, l'année prochaine c'est la Terminale, donc tu seras encore à l'internat.Oui, exactement, je serai encore à l'internat l'année prochaine.Tu dis ça avec le sourire donc tu as l'air d'avoir envie !Oui. Oui,j'ai très, très envie.Comment se passe la vie en communauté avec tes camarades ?Je pense que tout le monde prend ça avec plaisir, il y a beaucoup de sympathie entre nous. Il y a quelques disputes, mais c'est souvent vite réglé, et tout le monde s'amuse. Pour ma part je suis vraiment content de retrouver mes camarades de l'internat le lundi matin avec la reprise des cours.Ce sont des élèves qui sont dans la même classe que toi ou ça te permet aussi de rencontrer des élèves que tu n'aurais pas croisé dans le lycée autrement ?Sans l'internat je n'aurais sans doute jamais croisé les élèves d'internat parce que je suis sur la voie générale et on va que 90% des personnes de l'internat sont en voie professionnelle, donc je ne leur parle que par le biais de l'internat.Est-ce que tu sais ce que tu souhaites faire en post-bac ?Plutôt sur la voie des mathématiques... J'aimerais bien suivre une école d'ingénieurs.Merci Thibault d'avoir répondu à nos questions. C’était une coproduction des radios associatives avec le soutien de la Région Grand Est.
2023-07-13 - 06:51 - episode 6 - saison 6
LA COLLECTIVITE EUROPEENNE D’ALSACE RECRUTE ! Vous cherchez un métier qui a du sens ? Qui corresponde à vos valeurs ? Tourné vers l’autre ? La Collectivité européenne d’Alsace recrute dans des dizaines de métiers dédiés aux plus fragiles.  Assistant social, puéricultrice, médecin, éducateur à la parentalité, assistant familial, conseiller en économie… Une grande variété de postes sont à pourvoir, dans un cadre de travail flexible. Des postes proches de chez vous, qui vous feront vibrer et avec des perspectives d’évolution de carrière.  Découvrez ces métiers dans cette série de Podcasts, et rendez-vous sur alsace.eu pour postuler : https://www.alsace.eu/la-collectivite... 
2023-07-13 - 07:13 - episode 5 - saison 6
LA COLLECTIVITE EUROPEENNE D’ALSACE RECRUTE ! Vous cherchez un métier qui a du sens ? Qui corresponde à vos valeurs ? Tourné vers l’autre ? La Collectivité européenne d’Alsace recrute dans des dizaines de métiers dédiés aux plus fragiles.  Assistant social, puéricultrice, médecin, éducateur à la parentalité, assistant familial, conseiller en économie… Une grande variété de postes sont à pourvoir, dans un cadre de travail flexible. Des postes proches de chez vous, qui vous feront vibrer et avec des perspectives d’évolution de carrière.  Découvrez ces métiers dans cette série de Podcasts, et rendez-vous sur alsace.eu pour postuler : https://www.alsace.eu/la-collectivite... 
2023-07-13 - 06:29 - episode 4 - saison 6
LA COLLECTIVITE EUROPEENNE D’ALSACE RECRUTE ! Vous cherchez un métier qui a du sens ? Qui corresponde à vos valeurs ? Tourné vers l’autre ? La Collectivité européenne d’Alsace recrute dans des dizaines de métiers dédiés aux plus fragiles.  Assistant social, puéricultrice, médecin, éducateur à la parentalité, assistant familial, conseiller en économie… Une grande variété de postes sont à pourvoir, dans un cadre de travail flexible. Des postes proches de chez vous, qui vous feront vibrer et avec des perspectives d’évolution de carrière.  Découvrez ces métiers dans cette série de Podcasts, et rendez-vous sur alsace.eu pour postuler : https://www.alsace.eu/la-collectivite... 
2023-07-13 - 06:51 - episode 3 - saison 6
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2023-07-13 - 06:53 - episode 2 - saison 6
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2023-07-13 - 06:45 - episode 1 - saison 6
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2023-03-30 - 04:26 - episode 4 - saison 5
Julie GONCE, votre métier c'est verrier à la flamme. Vous allez nous décrire ce métier très atypique mais avant tout, vous êtes une passionnée du verre, une matière que vous adorez modeler.Je travaille le verre à la flamme d'un chalumeau. On peut le trouver sous différentes formes, c'est-à-dire qu'il peut être en baguette quand on veut le travailler plein et quand on veut travailler le verre soufflé on va partir d'un tube de verre.C'est toujours des œuvres d'art que vous construisez ?A partir du moment où j'ai créé mon atelier, j'ai tout de suite eu envie de faire de la sculpture et de voir qu'est-ce que je pouvais faire avec cette matière.Vous êtes tombée dans le verre toute petiteAlors toute petite non mais juste après le collège. J'ai choisi de faire un métier manuel parce que j'ai grandi dans un monde d'artisanat. Mon père travaillait le bois. Mon voisin était potier-céramiste. Les amis de mes parents étaient artisans et pour moi c'était une évidence que je voulais faire un métier manuel.Est-ce qu'il y a un fil conducteur dans vos oeuvres ?Mon travail est très particulier parce que je joue beaucoup de l'accumulation. Je suis capable de faire des centaines de fois le même élément de verre qui est lui-même tout simple pour pouvoir créer tous ensemble une seule grande œuvre.Dans l'une de vos oeuvres, vous prenez une branche de bois mort et vous lui redonnez vie en lui associant des feuilles de verreC'est un très bon exemple où je fabrique de la mousse en verre, c'est-à-dire que je fabrique des brins de mousse en a un et je suis capable d'en fabriquer des milliers et ensuite je viens les coudre sur des morceaux de bois mort et et ça me permet de recréer du végétal immortel.Avec ces mélanges de matières, nous sommes toujours sur un retour à la terre, à la naturePour moi, c'est le vivant qui nous permet de vivre. Je pense qu'aujourd'hui on l'a un peu oublié et j'aimerais rappeler aux gens que c'est ça qui nous porte aujourd'hui : c'est la terre.L'artiste Julie GONCE est aujourd'hui reconnue par son travail. Vous avez déjà obtenu des prix...J'ai reçu plusieurs prix notamment le prix national du concours des ateliers d'Art de France en 2014.Vos oeuvres, on peut les retrouver dans plusieurs ouvragesOn peut les retrouver dans plusieurs livres : le dictionnaire du verre, les femmes et les métiers d'art et ''le verre à la lampe'' d'un verrier italien qui a fait un énorme volume sur le travail du verre à la flammeC'est la période des Journées Européennes des Métiers d'Art. Vous serez mise à l'honneur à Sarrebourg durant 2 jours pour présenter votre travail devant le public La ville de Sarrebourg m'invite à faire des démonstrations devant les gens à l'occasion des Journées des Métiers d'Art. Venez me rencontrer les 1er et 2 avril à Sarrebourg au musée. Ce sera un moment d'échange, de démonstrations et de partage.Cet été, vous serez à Nancy pour un festival consacré à ce métier très artistique de verrier à la flammePour la deuxième année consécutive, nous serons à Nancy avec l'association Flame Off. Nous sommes une cinquantaine de verriers au chalumeau à travailler en démonstration devant les gens pendant l'exposition.C'est un métier qu'on exerce par passion. Qu'est-ce que vous avez envie de dire à celles et ceux qui, en vous écoutant se disent ''finalement moi aussi j'ai peut-être envie de m'engager dans ces filières'' ?Je leur dis ''si on a envie, il faut le faire'' et il faut se donner les moyens parce que ce genre de métier sont des métiers beaux, magiques, qui nous nourrissent. Ces métiers d'art, ces métiers manuels ce sont des métiers de passion. Il faut du temps. Il faut du temps pour apprendre les matières. Il faut du temps pour apprendre à travailler. Moi j'ai commencé à 17 ans, aujourd'hui ça fait presque 25 ans que je travaille le verre et j'aime dire que je commence à savoir travailler le verreVous avez probablement titiller la curiosité qui nous écoutent, où est-ce qu'on peut vous trouver ? Vous pouvez me trouver à mon atelier au 4 rue de l'Église à Preuschdorf. J'ai également un site internet : https://juliegonce.com/ sur quelques réseaux sociaux et puis vous pouvez suivre mes actualités pour me retrouver sur des expositions ou des événements Merci d'avoir répondu à nos questions ! Une production des ra
2023-03-30 - 04:18 - episode 3 - saison 5
Dans le cadre des Journée des métiers d’art du 1er Avril 2023, nous recevons Coralie Marchal, responsable de production à la Manufacture des émaux de Longwy 1798.Elle nous présente son entreprise qui procède un savoir Faire unique en région Grand Est, la technique des émaux cloisonnés. Elle nous présente au travers des métiers le procédé de fabrication. Les moyens de transmission aux jeunes et les activités proposées le 1 er avril au sein de sa société.La Manufacture des émaux de Longwy 1798 / 3, rue des Emaux 54400 LongwyTel : 03 82 24 30 84  mail@emauxdelongwy.com www.emauxdelongwy.com
2023-03-30 - 04:25 - episode 2 - saison 5
Animatrice:À l’occasion des journées européennes des métiers d’art. L’artisanat et les savoir-faires du Grand Est sont à l'honneur. On part direction la Haute-Marne, à l'École Nationale d’Osiériculture et de Vannerie de Fayl-Billot.Jean-Pierre BENETIERE bonjour, vous êtes formateur au sein de l’école depuis 2007, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est l'osiériculture et la vannerie. Jean-Pierre BENETIERE, formateur à l’École Nationale d’Osiériculture et de Vannerie de Fayl-Billot:L’osiériculture, c’est la culture de l’osier. Elle se pratique donc au sein de notre établissement. L’osier qu’on utilise est produit sur notre exploitation. On a quand même 4 ha d’osier. Les apprenants vont sur l’exploitation, travailler à la culture de l’osier qui va nous servir justement à réaliser des articles en vannerie, d’osier. Animatrice:Alors des cultures d’oseraies jusqu’au panier en osier, quelles sont les différentes formations proposées ici à Fayl-Billot ? Jean-Pierre BENETIERE, formateur à l’École Nationale d’Osiériculture et de Vannerie de Fayl-Billot:Alors on forme environ 18 à 20 personnes chaque année pour des formations longues de 10 mois. Nous avons donc deux diplômes, un CAP vannerie Métiers D’Art, et on a également un BPREA (Brevet Professionnel, Responsable d’Exploitation Agricole), plus orienté sur la culture de l’osier et le travail de l’osier à l’atelier transformation de vannerie. Et parallèlement à ça on a également des gens qui viennent se former à la vannerie d’une manière peut-être un peu moins professionnelle mais qui viennent une semaine ou deux semaines ou plusieurs fois dans l’année, qui viennent donc en formation courte. Animatrice:Dans les ateliers de l’école nous avons justement rencontré Emmanuelle, à l’issue de ses stages courts, elle a décidé de quitter son poste d’aide-soignante pour se réorienter vers le CAP vannerie. Elle nous explique le processus de création du panier à bois qu’elle réalise. Emmanuelle, bénéficiaire du CAP Vannerie: La première étape c’est de trier l’osier par rapport aux aux étapes de la fabrication du panier à bois. Donc déjà pour commencer le fond, c’est-à-dire le fond du panier, on ne va pas prendre les mêmes dimensions et les mêmes diamètre de brin. Donc déjà on va faire un tri au niveau des brins pour chaque étape du panier. Et avant de travailler ce brin, on va le faire tremper suivants aussi les catégories de travail que l’on va faire, le trempage va s’effectuer soit d’une durée de deux heures ou de 4 heures. Donc on fait tremper le brin dans un grand bac rempli d’eau pendant ce lapse de temps nécessaire, et après on le met sous bâche en plastique pour que l’humidité soit maintenue, comme ça on peut travailler l’osier blanc pendant toute la semaine. Si on ne le met pas dans l’eau en fait il sèche rapidement, l’installer sous la bâche permet de maintenir une bonne humidité et que l’osier soit souple pour le travailler et donc il ne cassera pas.Puis une fois qu’on veut le travailler, on l’enlève de la bâche et puis en fonction de ce que l’on doit faire le brin d’osier est travaillé différemment : soit il faut l’épointer ou l'effiler, faire des écaffes… enfin ce sont tous des termes que l’on emploie pour chaque acte que l’on doit effectuer sur le panier. Animatrice:Jean-Pierre, vous êtes formateur ici à l’école, mais vous êtes aussi vannier professionnel, quel est le secret pour être un bon vannier, une bonne vannière ? Jean-Pierre BENETIERE, formateur à l’École Nationale d’Osiériculture et de Vannerie de Fayl-Billot:Ah si c’est un secret, est-ce que je vais pouvoir le dire haha ? Donc pour être un bon vannier ben y’a le tempérament déjà: il faut être capable de travailler seul si on est dans son atelier, il faut être organisé, vraiment attiré aussi parce que je pense qu’il faut avoir une certaine rigueur. Au niveau du travail de l’osier, il faut avoir une habileté manuelle, être soigneux. Faut pas être trop pressé parce qu'un panier c’est vite beaucoup d’heures de travail donc il faut pas avoir envie qu’il soit terminé avant de le commencer. Animatrice:C’est combien d’heures de travail pour un panier ? Jean-Pierre BENETIERE, formateur à l’École Nationale d’Osiériculture et de Vannerie de Fayl-Billot:Il y a panier et PANIER mais on a vite fait de travailler trois heures sur un panier. Animatrice:Et j’ai une dernière question: la pratique ancestrale de la vannerie pour vous c’est un retour dans le temps ou est-ce que c’est un saut vers le futur ? Jean-Pierre BENETIERE, formateur à l’École Nationale d’Osiériculture et de Vannerie de Fayl-Billot:Cest les deux ! Mais en tout cas la vannerie a encore de belles choses à dire, de belles choses à faire. Plus il y aura de gens pour la représenter, pour la faire, mieux ce sera.En plus on est à l’heure où on parle beaucoup de développement durable etc. alors certes le vannerie ne reprendra pas la place qu’elle avait dans les métiers, mais aujourd’hui ne serait-ce que d’avoir un panier pour aller faire ses courses c’est quand même drôlement pratique ! Retour dans le temps ou saut vers le futur, ce qui est sûr, c’est que l’osier n’a pas dit son dernier mot !Une production des radios associatives avec le soutien de la région Grand Est.
2023-03-30 - 04:36 - episode 1 - saison 5
Les Journées Européennes des Métiers d’Art se dérouleront du 31 mars au 2 avril 2023 dans leGrand Est.Cet événement offre au grand public l’occasion de rencontrer + de 200 artisans d’art et departiciper aux animations et expositions autour de la cristallerie, du verre, de la céramique, de lapierre, des métaux et du bois...Cette manifestation, soutenue par la Région Grand Est, permet de mettre en avant la diversité etla richesse des métiers d’art en Grand Est.Partons à la rencontre de professionnels au savoir-faire original et unique dans le Grand Est etplus précisément à l'atelier de vitrail SIMON MARQ à Reims.Pour en parler avec nous, Sarah Walbaum, chargée de communication de l'atelier Simon Marq.Bonjour Sarah,SW : BonjourQu'est ce que c'est que l'atelier Simon Marq en fait ?SW : Et bien l'atelier Simon Marq c'est un atelier de vitraux qui existe à Reims qui a étéfondé en 1640, qui est le plus vieil atelier de vitraux de France et probablement du monde.On imagine bien sûr l'importance d'un tel atelier quand on est en présence de monumentshistoriques comme la Cathédrale de Reims, bien sûr, pour ne citer que celle-ci d'ailleurs.SW : Oui, c'est vrai que l'histoire de l'atelier Simon Marq a été complètement chevillée àcelle de la Cathédrale de Reims. Ils sont tout de suite devenus les verriers officiels de laCathédrale de Reims dès le 17ème siècle, et tous les vitraux qu'on voit à la Cathédraleproviennent essentiellement de cet atelier.Qu'est ce qu'on y fait à l'atelier Simon Marq ?SW : En fait, il y a 50 % de créations de vitraux, 50 % de restauration. C'est undépartement particulier puisqu'il faut mettre en place des protocoles pour la restaurationqui sont très très précis pour respecter le verre. Et on crée des vitraux comme on encréait effectivement au Moyen Âge, avec une technique traditionnelle avec du plomb. Oncrée aussi des vitraux très contemporains, sans plomb, avec des designers. En fait, il n'y apas de limite, à part celle de l'imagination des artistes évidemment.Les métiers évoluent justement parce que vous parlez de création avec le plomb et justementtout ce qui est « matériaux » évolue aussi.SW : Oui, en fait, c'est vraiment le projet des artistes qui est le prétexte à mettre en œuvredes techniques. Donc on peut utiliser de la sérigraphie, de la gravure. En ce moment, ondécoupe les pièces de verre avec une machine qui est guidée électroniquement et qui vadécouper les pièces au jet d'eau. Simplement, ce qui détermine en fait à chaque fois levitrail, maintenant, un vitrail, je dis que c'est un écran de verre artisanal coloré. C'estl'utilisation d'une feuille de verre artisanal qui est fabriquée avec la même techniquedepuis le 10ème siècle et qui a une vibration incroyable. Le vitrail s'inscrit en tout lieu.Évidemment, on travaille pour les édifices religieux mais pas uniquement. On travaillebeaucoup pour les restaurants, les hôtels, les particuliers. On a beaucoup de particuliersrémois qui nous demandent de restaurer ou de créer des vitraux chez eux. Et ils necessent de me dire à quel point c'est formidable de pouvoir en profiter à toute heure de lajournée, puisque c'est ça la magie du verre, c’est qu’il va se transformer, donner une âmeà un lieu et le lieu s'anime selon l'intensité de la lumière au fil du jour.Alors, pour celles et ceux qui nous écoutent et qui veulent se former et il y a des métiers,j'imagine aussi bien dans l'apprentissage initial, et puis même quelquefois dans la formationadulte ?SW : On a des jeunes apprentis en ce moment à l'atelier, notamment une jeune qui étaitarchitecte et une autre qui était dans le bijou, il y a des formations qui sont dispensées enalternance, des formations post bac. Il y a des lycées. Il y a à peu près cinq, sixformations qui existent en France autour des métiers du vitrail.Alors, dans le cadre de ces visites et de ces Journées européennes des métiers d'art, il y aquand même quelque chose d'assez particulier : c'est aussi le lieu où est installé l'atelier SimonMarq.SW : Oui, depuis 2 ans, l'atelier Simon Marq est installé dans une église des années 50,très méconnue des rémois on s'en rend compte, qui se situe dans le secteur Clairmarais,juste derrière la gare. C'est une église qui a été inaugurée en 59 et qui étonnamment esttrès bien adaptée aux métiers des verriers. Je vous invite à venir la découvrir donc àl'occasion des Journées européennes des métiers d'art. On ouvre les ateliers à la visite àcette occasion, les samedi et dimanche, donc 1er et 2 avril en gros, de 10h à 16-17h. On aun lien sur la home du site internet de l'atelier Simon Marq où on peut s'inscrire. Alors,Simon Marq, ce sont deux noms de famille, donc c'est Simon et Marq M A R Q.Le site Internet http://ateliersimonmarq.com/ pour être tout à fait précis.SW : Et sur les réseaux sociaux...Le programme détaillé des Journées européennes des métiers d'art est disponible surwww.metiersdart.grandest.fr. Cette émission est une production des radios associatives duGrand Est, soutenues par la région Grand Est.
2022-12-15 - 03:51 - episode 4 - saison 4
Scherberich est une entreprise colmarienne, née en 1937, dans le domaine de la maçonnerie avec une spécialité, au fil du temps : la rénovation de monuments historiques. Je suis avec Alain Petersen, vous êtes le gérant de cette société Scherberich MH, c'est quoi cette spécialité monument historique ? Donc la spécialité des monuments historiques dans notre domaine, c'est tout ce qui est maçonnerie et pierre de taille, essentiellement. Ça se traduit par quoi ? On intervient à la fois sur des monuments qui sont classé monuments historiques et également tout ce qui est notre patrimoine environnant, aussi bien les lieux de culte, que les châteaux ou les remparts qu'on a à Neuf-Brisach, par exemple. On répond à des appels d'offres. Notre marché principal c'est tout ce qui est marchés publics. L'entreprise a connu des difficultés dans les années 2000. Elle est tout de même sur rebondir grâce a l'implication de ses salariés. Elle a été placée en liquidation judiciaire en 2020, mais l'entreprise a été reprise par un peu plus de 20 salariés qui se sont constitués sous forme de société participative sur le champ de l'économie sociale et solidaire (SCOP). Suite au redressement judiciaire du 3 mars 2020, on a décidé de se regrouper, l'ensemble du secteur des monuments historiques dans lequel j'étais chef du service à l'époque. On s'est réunis, on avait une volonté de garder notre savoir-faire, notre maîtrise de la pierre dans la région. C'était notre moteur pour reprendre sous forme de scope. C'était l'ensemble des salariés qui se sont regroupés pour ça. C'est une démarche qui peut s'avérer compliquée, mais vous avez bénéficié de nombreuses aides : des aides financières, des aides logistiques, dont la région Grand Est. On a donc bénéficié de tout ce qui est Acre, c'est l'aide à la reprise des entreprises. On a les Arce également. Ensuite, la bourse d'émergence qui vient de la région à hauteur de 4000 € par personne, ce qui représentait pour l'ensemble du groupe 92 000 €, ce qui n'est pas neutre. Et enfin, c'était la mise dans le tronc commun des primes de licenciement de chacun. Chacun a donc mis des deniers pour créer cette entreprise. Pas de dividendes reversés, des bénéfices qui permettent de moderniser cet outil. Et puis vous êtes en phase de recrutement aussi, vous avez besoin de nouveaux collaborateurs. C'est ça, on a besoin de nouveaux collaborateurs. Parce que dans les 23 personnes de base, c'est une population vieillissante et pour laquelle on a besoin de renouveler les gens. C'est un métier très très physique. Donc aujourd'hui on recherche aussi bien des chefs de chantier, chefs d'équipe, que des compagnons maçons. La porte est grande ouverte pour faire entrer de nouveaux collaborateurs. Et pas besoin de prérequis, il suffit d'avoir des compétences en maçonnerie. Vous, vous accompagnez ces personnes pour les amener vers cette spécificité du monument historique. On les forme en interne à notre métier. C'est un métier de niche, donc forcément on a un savoir-faire un peu différent. On a besoin de transmettre ce savoir-faire pour ne pas le perdre. Avec un peu plus d'un an d'expérience dans ce mode de fonctionnement, sous le statut de SCOP, une entreprise de l'économie sociale et solidaire, tout d'abord qu'est-ce que vous en retenez et puis quel conseil avez-vous envie d'adresser aux entrepreneurs salariés qui pourrait se lancer dans cette aventure ? Est-ce qu'il y a des personnes ressources à qui il faut s'adresser ? Je conseille tout d'abord de se rapprocher de l'union des SCOP de la région Grand Est. Ce sont des gens qui sont formidables et qui nous ont accompagnés du début à la fin et encore aujourd'hui. Chaque année on se réunit, on se voit, et on évolue ensemble et il nous propose des formations. Donc on est vraiment pas laissés à l'abandon, on a vraiment des outils qui nous permettent d'évoluer, nous, à notre niveau. Je vois que moi, pour la partie gérance, la seule chose qui a changé par rapport à mon poste d'origine, ils m'ont m'ont accompagné. Ils ne nous ont pas laissés de côté. les-scop-grandest.coop : une belle banque d'information, si vous souhaitez vous lancer dans l'aventure. C'était une production des radios associative, soutenu par la région Grand Est.
2022-12-15 - 05:42 - episode 3 - saison 4
Dans le cadre de l’économie sociale et solidaire, la région Grand Est a soutenu la mise en place d’une structure d’utilité sociale, la conciergerie solidaire 51, dès janvier 2021, située à Reims.Nous sommes venus rencontrer la co-directrice Mme Mozet  afin qu’elle nous en dise un peu plus.  Bonjour Madame Mozet, nous souhaitions vous rencontrer pour que vous nous en disiez un peu plus sur cette conciergerie solidaire: pourquoi solidaire et surtout comment ce projet est née au sein de la Ville de Reims? Bonjour et merci de l’intérêt que vous portez à notre projet. La toute première conciergerie est née il y a 10 ans à Bordeaux au sein d’un tiers lieu, qui s’appelle Darwin. Ce projet s’est développé par la suite dans d’autres villes en France. Pour la Marne l’idée du projet est née lors de la journée Star up de territoire, qui consiste à réunir plusieurs acteurs pour échanger sur des idées de projets en réponse aux problématiques que peuvent rencontrer les territoires.Donc lors de cette journée start up, notre président actuel David Leroy a rencontré Sylvain Lepenteur, qui est fondateur de la conciergerie et c’est comme cela qu’a émergé le projet . Quelle est l’originalité de cette conciergerie par rapport aux services que vous proposez ? Quels domaines ?Une de nos valeurs principalement est la solidarité.Notre spécificité est de rendre ses services avec un impact positif puisque le concierge qu’on emploie et qui vient physiquement dans l’entreprise, est une personne en insertion que l’on va accompagner et deuxièmement tous les partenaires pour la plupart avec lesquels on rend nos services, sont des acteurs locaux issus de l’économie sociale et solidaire .Qui fait appel à vous ? Des entreprises, des habitants, comment cela se passe ?On adhère, s’inscrit, comment fait on? Principalement ce sont des entreprises qui font appel à nous: il peut y avoir des collectivités, des bailleurs sociaux, des acteurs publics. Pour le fonctionnement, l’entreprise finance la présence de la conciergerie par un abonnement qui équivaut à quelques euros par mois et le salarié paye uniquement son service donc on ne prend pas de commission sur les services parce que nos partenaires proposent des tarifs préférentiels puisque l’objectif c’est de faciliter l’accès aux services que l’on peut proposer dans nos conciergeries.Ensuite on a un deuxième modèle de conciergerie, ce sont les conciergeries de quartier où on va travailler avec un bailleur pour mettre en place des comptoirs de conciergerie dans les quartiers, l’objectif de notre présence étant de créer plus de lien dans les quartiers et d’animer la vie des quartiers à l’aide d’un programme d’animation que l’on va établir avec les habitants du quartier .Avez vous un tout premier bilan de votre action sur le territoire Rémois?Comme vous le savez, effectivement la structure est jeune mais on peut déjà vous donner quelques chiffres plutôt positifs pour nous. La première année a été consacrée à une première phase de développement donc on a ouvert deux conciergeries de quartier et une conciergerie d’entreprise avec le bailleur social Plurialnovilla, et on a également au sein de notre entreprise touché plus d’un tiers des salariés .Donc justement par rapport à tout ce que vous venez de me dire, pour conclure, je souhaiterai savoir si une structure comme la vôtre souhaitait s’implanter quels conseils lui donneriez vous ?Comme conseils ce que je pourrai donner ou plutôt dire c’est que au sein du réseau national de conciergeries solidaires on dispose d’un laboratoire de l’innovation qui va permettre d’accompagner les porteurs de projets à développer des conciergeries solidaires sur le territoire et en même temps au sein de Set Up et de leur fabrique à projets; on peut aussi accompagner sur un projet de conciergerie solidaire et pour rassurer également les personnes qui seraient amenées à porter un tel projet au sein du réseau national on est très régulièrement en contact avec les chargés de développement, les responsables opérationnels qui peuvent nous apporter des conseils afin de nous aider à mieux mutualiser nos pratiques et qui sont toujours disponibles si on a besoin d’aide .Pourriez-vous laisser vos coordonnées?Bien sûr vous pouvez me contacter directement au 07 49 14 08 40.Et comme mot de la fin ce que je peux dire c’est que la conciergerie solidaire c’est un super beau projet au sein duquel on a plusieurs champs d’actions, autant sur le volet insertion sociale aider les personnes à se réinsérer, autant sur le volet économie locale puisque l’on travaille avec des prestataires locaux, on se positionne en porteur d’ affaires également et aussi pour toutes les aventures que l’on peut vivre au sein des conciergeries.Je vous remercie.Cette production radiophonique a été réalisée par les radios associatives soutenues par la Région Grand Est . 
2022-12-15 - 04:16 - episode 2 - saison 4
PODCAST CRESS Grand Est Emmanuelle BeyerCR: Avec Emmanuelle Beyer, présidente de la chambre régionale de l’ESS Grand Est. Nous revenons aujourd'hui sur cette économie émergente dans notre région autour de la solidarité. Bonjour Emmanuel Beyer. EB: Bonjour Cédric Rouillon. CR: On rappelle que la CRESS du Grand Est sert à représenter ces acteurs auprès des pouvoirs publics et plus largement à promouvoir le concept même d'économie sociale et solidaire. Concrètement, ça passe par de l'appui à la création et au développement des entreprises, par de la formation, de l'observation, de l'information. Est-ce que c'est bien résumé? EB: C'est parfaitement résumé. Je vais encore rajouter quelques indications. C'est que notre chambre régionale a un rôle politique, un rôle économique et surtout, comme vous l'avez déjà précisé, un rôle d'animation sur cette région Grand Est. CR: Avec une notion de proximité. EB: Oui, oui, notre chambre régionale est répartie sur des antennes, donc il y en a une à Strasbourg, une à Nancy, une à Metz depuis peu et une Reims. CR: Vous êtes bien placée, et peut être la mieux placée pour nous décrire l’ESS. Qu'est-ce qu'elles représentent dans le territoire, ces organisations de l'économie sociale et solidaire, concrètement ? EB: Faut rappeler que l'économie sociale et solidaire est surtout une économie de poids, notamment en matière d'emploi au niveau du Grand Est, puisqu'elle représente aujourd'hui deux 215 000 emplois, soit 11,35 % des emplois sur le Grand Est, contre 10,5 sur le national. CR: L’ESS correspond aussi à des structures juridiques extrêmement variées, allant des associations jusqu'aux mutuelles, en passant par des sociétés classiques. On parle de plusieurs familles dans votre jargon ? EB: Oui, c'est ça. On parle effectivement des familles de l’ESS, dont des structures qui sont extrêmement différentes. Donc on y retrouve les associations, on y retrouve les coopératives, les fondations, les mutuelles et les entreprises donc qui sont effectivement agréés ESUS. CR: Et finalement, qu'est ce qui les rassemble ? EB: Avant tout, Ce sont les valeurs que nous partageons, les valeurs de solidarité notamment, et puis les systèmes de gouvernance. On est sur un système de gouvernance démocratique, donc un homme, une voix, je veux dire on a une gestion désintéressée, on est bien sur des modèles économiques où nous ne sommes pas financés, notamment par l'impôt. Je veux dire, on a un fonctionnement où il y a plutôt des adhérents, des associés, mais qui travaillent collaborativement pour l'intérêt général et l'utilité sociale. CR: Intérêt général, mais économie. Néanmoins. L'argent n'est pas un tabou. EB: La première lettre de l’ESS, c'est bien l'économie à part entière. Voilà. Mais c'est une autre forme d'économie où on met la valeur, l'humain au cœur même du projet. CR: Et comment se situe notre région Grand Est en termes de développement de cette économie solidaire? EB: On peut dire que dans ce qu'on appelle le schéma régional justement de notre région Grand Est, l’ESS est clairement inscrite. On a eu même la chance dernièrement d'avoir un quatre pages dédiées à l'économie sociale et solidaire portées par la région. Donc il y a des avancées, on a encore du travail puisqu'il faut qu'on collabore davantage avec nos politiques. Mais nous sommes accompagnés par la région pour mener en partie nos missions, mais pas que. CR: Emmanuelle Béart Ça intègre aussi la notion d'articulation justement le Grand Est, et puis toutes les parties prenantes. EB: Oui, exactement. Donc, et notamment au niveau du Grand Ouest, l'impulsion et la mise en place d'une gouvernance unie, donc autour d’ESS, qui rassemble l'Etat, la Région et la CRESS grand Est. Donc nous avons la chance aussi à travers la région Grand Est d'avoir un nouveau conseiller régional de l'économie sociale et solidaire qui est Bruno MINUTIELLO, avec lequel nous échangeons assez régulièrement et nous essayons ensemble de contribuer à des travaux communs. Et justement, notamment à travers cette gouvernance unie pour pouvoir travailler plus étroitement ensemble sur les nouvelles orientations des politiques publiques. CR: Emmanuel Bayard Merci d'être venu présenter l’ESS. Et puis cette Chambre régionale CRESS Grand Ouest que vous présidez.  
2022-12-15 - 04:09 - episode 1 - saison 4
L'économie sociale et solidaire est une façon d'entreprendre autrement. On en parle avec Bruno MINUTIELLO, conseiller régional du Grand Est, délégué à l'économie sociale et solidaire. L'ESS, finalement, c'est la quatrième force économique après le commerce, l'artisanat et le monde agricole. Alors oui, l'économie sociale et solidaire est devenu la quatrième force économique. Et c'est important parce que, quand on parle d'économie, c'est vraiment une économie à part entière. C'est un modèle économique un peu différent, qui ne s'appuie pas sur un côté financier, comme on peut connaître dans les sociétés classiques. Mais qui met vraiment au cœur de l'économie, au cœur de son activité, l'humain, l'écologie, la transition numérique, l'ensemble des autres ressources qu'on peut trouver dans une entreprise. C'est important, et on le voit bien puisqu'elle est en fort développement depuis quelques années maintenant. C'est un secteur très large puisqu'il va du monde associatif au grand mutuel. Quel est le dénominateur commun entre toutes ces entités vie ? Est-ce que c'est l'humain ? Je pense que c'est réellement l'humain qui est le dénominateur commun de l'ensemble des entreprises qui sont plutôt du côté de l'économie sociale et solidaire. Pourquoi ? Parce que ce sont des entreprises qui ont décidé, à un moment donné, de ne pas privilégier le côté financier : les dividendes, la distribution, mais qui préfère redonner à ses employés, redonner au consommateur, notamment aux gens qui viennent chercher autre chose que simplement un produit ou un service. Ils sont là pour aller chercher ce qu'on cherche nous tous depuis quelques années, c'est remettre l'humain au milieu de cette vie. C'est vraiment l'humain qui est le dénominateur commun de l'ensemble de ses entreprises. Quand on parle commerce, artisanat ou agriculture, on est dans un cadre bien précis. Pour l'économie sociale et solidaire, on peut tout entreprendre. C'est la particularité de l'économie sociale et solidaire. C'est une économie qui est inventive, complètement inventive. C'est-à-dire qu'aujourd'hui on part d'une idée parfois étonnante, innovante, surprenante, et puis on y construit autour un modèle. Un modèle, comme on l'a dit tout à l'heure, qui n'a rien à voir avec l'économie classique. Ce qui est bien c'est qu'en plus c'est une économie qui est inclusive, c'est-à-dire qu'elle est issue du territoire. Souvent, ce qui est important, et on l'a vu, ce n'est pas une économie délocalisable. C'est-à-dire que comme elle est issue du territoire, elle ne peut pas être ailleurs que dans le territoire. La région Grand Est est très engagée sur le secteur de l'ESS. L'objectif est de faire progresser cette forme d'entreprenariat dans les années à venir. Pour ça, la région accompagne et aide financièrement les porteurs de projets. La région Grand Est, depuis 2017, a bien pris toute conscience de l'économie sociale et solidaire sur l'ensemble du grand territoire Grand Est. Notamment par rapport à ça, elle l'inscrit dès 2017 dans son schéma régional de développement économique. La région Grand Est a souhaité que l'économie sociale et solidaire soit l'un des piliers du développement économique territoriale. Pour ça, tout simplement, on n'y a adossé des dispositifs d'aide en terme d'investissement, mais pas que. Des aides au fonctionnement, à constituer des groupes pour que l'ensemble des acteurs de l'économie sociale et solidaire puisse opérer ensemble. Tout ça fait que depuis quelques années, notamment suite aux différents dispositifs que la région Grand Est a mis en place, on voit bien qu'il y a un fort développement des structures de l'économie sociale et solidaire dans le Grand Est. Bruno MINUTIELLO, où trouver toutes les informations à ce sujet ? On peut trouver l'information, et notamment les aides que nous pouvons accorder, sur notre site Internet, mais pas que. Il suffit de se rapprocher des maisons de région, puisqu'il en existe dans chaque département et puis on pourra les accompagner. Et vous avez également des fabriques à projets d'utilité sociale qui existent, qui permettent de mettre en commun des idées, et notamment des modèles et d'aider à faire émerger l'ensemble des idées innovantes, parce qu'on est vraiment dans une économie très innovante . On a ces fabriques à projets qui peuvent permettre d'aider et d'accompagner des porteurs de projets pour pouvoir réaliser ce qu'ils souhaitent faire. Une info disponible sur grandest.fr. Production des radios associative avec le soutien de la région Grand Est.
2022-12-09 - 04:43 - episode 4 - saison 3
 Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims L’action pilotée par Léa Joly permet d’étudier le comportement des forêts lorsqu’elles sont en gestion naturelle. Il s’agit d’augmenter les superficies non-exploitées par l’homme et d’évaluer le développement de la biodiversité ainsi que le bénéfice retiré face au changement climatique. Alexis Claude-Reitz : - Bonjour et bienvenue au cœur du Parc naturel régional de la montagne de Reims. Rencontre avec Léa Joly, chargée de mission LIFE Biodiv’Est « forêt ». Nous sommes depuis la maison du parc à Pourcy, pour présenter un projet européen porté par la région Grand Est, où de nombreuses actions concrètes sont mises en place pour œuvrer face à la stratégie régionale de la biodiversité et au déclin de la biodiversité et ce pendant dix ans. Léa Joly, bonjourLéa Joly : – Bonjour- On le dit d’entrée, d’autres parcs sont associés au projet que vous allez nous présenter, le Parc naturel régional des Vosges du nord, le Parc naturel régional de la forêt d’Orient et le Parc national des forêts. Mais c’est ici, à une quinzaine de minutes de Reims, au Parc naturel régional de la montagne de Reims, donc, qu’une action pilote spécifique aux milieux forestiers est menée en trois volets.- Oui un des enjeux de la région c’est l’adaptation des forêts face au changement climatique. Il faut savoir que la région Grand Est a une forte responsabilité dans les milieux forestiers qui représentent plus d’un tiers du territoire régional et aujourd’hui nous avons des essences majoritaires comme le hêtre ou le chêne pédonculé, qui sont vulnérables face au changement climatique. Et donc nous allons chercher avec l’ensemble des acteurs forestiers, privés et publics, l’ensemble des chercheurs également, à mettre en place de nouvelles pratiques de gestion plus résilientes, plus douce, pour adapter la forêt face aux changements à venir.- Et sur ce projet il va y avoir un suivi tout au long des dix années à venir pour voir l’évolution ?- Exactement chaque expérimentation qui sera menée localement fera l’objet de suivi bien particulier avec les universitaires et les chercheurs, car il est important dans un contexte de changement climatique de tester de nouvelles choses mais il faut aussi savoir prendre son temps et bien réfléchir, et avoir un suivi précis sur quel sera les impacts de nos interventions. Est-ce qu’elles seront bénéfiques ? Nous ferons tout bien sûr pour qu'elles le soient, et mesurer justement les bienfaits sur la biodiversité, sur la préservation des sols forestiers et la bonne santé des forêts de manière générale.- Léa Joly en tant que chargée de mission LIFE Biodiv’Est, plus particulièrement auprès des forêts au Parc naturel régional de la montagne de Reims, autre volet avec vous que l’on peut évoquer c’est la création de 20 hectares d’îlots de sénescence, de quoi s’agit t’il exactement ?- Les îlots de sénescence sont des zones de forêt où nous décidons volontairement l’exploitation forestière pendant plusieurs décennies, soixante-dix ans ou au-delà. C’est les scientifiques qui reconnaissent l’importance aujourd’hui de préserver des secteurs de forêt, où on va arrêter d’intervenir pour laisser évoluer naturellement les milieux. Il faut savoir que l’on a une grande majorité des espèces forestières qui dépendent de vieux bois, de gros bois, de bois mort. Et donc c’est important de conserver ces zones laissées en libre évolution.- Lorsque l’on n'est pas professionnel du métier, on peut avoir l’impression d’être un petit peu finalement déconnecté, si j’ose dire, de tout ce qu'il se passe concrètement sur le terrain, et pour ça vous aller organiser notamment de nombreux événements à destination du grand public pour qu’il puisse se rendre compte des bienfaits et des actions qui sont concrètes et qui sont menées sur le territoire.- Oui, chaque année nous allons mettre en place des événements grand public où toute personne intéressée aux forêts et au changement climatique sont les bienvenues. Nous ferons également appel à des intervenants à la fois naturalistes, sociologues, gestionnaires forestiers, pour expliquer plus en détail et avoir des regards croisés sur les forêts et la biodiversité, dans un contexte de changement climatique.- Et bien on donne rendez-vous. Pour savoir tout ce qu'il se passera, on imagine qu’il faudra passer par le site internet notamment du Parc naturel régional de la montagne de Reims où on aura toutes les infos...- Vous aurez toutes les infos également sur la page et les réseaux sociaux du projet LIFE Biodiv’Est et la région Grand Est.- Un grand merci Léa Joly, chargée de mission LIFE Biodiv’Est forêt au Parc naturel régional de la montagne de Reims, de nous avoir reçu ici au Parc naturel et à très bientôt.- Merci à vous et à bientôt j’espère.- A noter que cette émission était une production des radios associatives du Grand Est soutenue par la région Grand Est.
2022-12-09 - 03:52 - episode 3 - saison 3
  Le projet Biodiv’Est, porté par la Région Grand Est, constitue un formidable levier pour démultiplier et accélérer les projets liés à la restauration et la préservation de la biodiversité en Grand Est. Exemple avec 2 actions du LIFE, pilotée par le PNRL (Parc Naturel Régional de Lorraine), concernant l’expertise et l’évaluation des prairies en milieu agricole, en lien avec la Chambre Régionale d’Agriculture du Grand Est (CRAGE). Laurent Godé, Chef de service de biodiversité au sein du PNRL nous présente la 1ère action du LIFE Ce LIFE a comme enjeu la préservation de l’élevage au travers la préservation des prairies puisque l’ensemble des prairies du Grand Est ont un formidable lieu de biodiversité, plus de mille espèces végétales, plus de 65 cortèges de milieu prairie différents dans les Vosges par exemple. Mais ceux-ci ont beaucoup régressé puisqu’en 50 ans, on a perdu plus de 40% des surfaces de prairies permanentes dans le Grand Est. D’où l’objectif et les enjeux de ces 2 actions menées par le parc de Lorraine pour la Région Grand Est, à cette échelle de la région Grand Est la préservation, la connaissance des prairies.La 1ère action, c’est mettre en valeur ce qui existe encore dans ces prairies à l’échelle du Grand Est, donc toutes les typologies de prairies qui existe depuis les Hautes Vosges jusqu’aux Ardennes en passant par la forêt de Riant plateau lorrain. Quelles sont les espèces existantes et comment subissent-elles ou évoluent-elles avec le changement climatique ? De cela, on en induira les services écosystémiques que rendent ses prairies, les services d’érosion des sols, lutte contre l’érosion des sols, de filtration des eaux, d’arrêt d’érosion du vent, etc… Nous en déduirons, en tout cas, c’est à espérer des paiements pour services environnementaux qui permettront aux agriculteurs de mieux vivre et d’être mieux rémunérer de l’existence de ces prairies qui nous sont chers. Voici le cortège de cette 1ère action à mener. Quelle est la 2ème action du LIFE mené par le PNRL ? Elle va dans la suite, la 2ème action est le constat que ces prairies, à l’heure actuelle, permanente ou temporaire se dégradent avec le changement climatique, moins de rentabilité, des sécheresses, on l’a vu encore cet été qui font des paillassons de nos belles prairies. Alors, elles se restaurent pas mal quand il y a des pluies automnales mais quelles sont les perspectives demain de ces prairies sur le changement climatique ? Donc, la 2ème action, c’est vraiment connaitre mieux ces prairies, quelles sont les pratiques qui permettront les préserver demain et comment les enrichir de nouvelles espèces qui formeront nos prairies du futur. Pouvez-vous nous dire un peu plus sur ce projet, en lien avec la Chambre Régionale d’agriculture du Grand Est en partenariat avec le PNRL ? Oui, effectivement nous occupons en particulier des prairies mais il y a une action importante dans le cadre du LIFE Biodiv’Est mené par la Chambre Régionale d’agriculture du Grand Est qui concerne la biodiversité en milieu agricole en particulier en grande culture. Et là, il y a 40 ferme pilote qui ont été choisi pour référencer ce qu’apporte en terme économique et en terme de biodiversité, on va dire, les éléments fixes du paysage (Une haie, une marre une bande enherbée, donc il y aura des test expérimentaux qui vont être faites de replantation de haies, de semi de bande enherbée et voir quelle est la fonctionnalité, ce que ça apporte en biodiversité, est-ce que ça apporte en économie pour chaque exploitation. Donc c’est vraiment réparti à l échelle du Grand Est et on a décidé de faire un comité de pilotage commun avec cette action prairie hautes, puisque bien évidemment le bénéfice en est pour l’agriculture qu’est des plus importantes au niveau de nos territoires. Sur ces 40 fermes pilotes, y a-t-il des analyses qui sont faites régulièrement ? Absolument, elles vont démarrer dés 2023, il y aura des analyses de sol sur la biodiversité du sol, sur les vers de terre, sur les polinisateurs qui nous permettront d’en savoir plus sur les éléments fixes du paysage de ces milieux. Avec ses 2 actions, le PNRL est un très bel exemple pour la préservation de la biodiversité. Référez-vous sur le site internet du PNRL et de la Région Grand Est pour en savoir plus sur ces actions.Une production des radios associatives avec le soutien de la Région Grand Est.  
2022-12-09 - 04:41 - episode 2 - saison 3
Graines d’écolos Ils ont à peine 10 ans mais ont déjà conscience de l’importance de la biodiversité. À Varangéville, en Meurthe-et-Moselle, les élèves d’une classe de CM2 retrouvent une fois par mois un animateur de l’Atelier Vert. Ensemble, ils partent dans la nature à la découverte de leur environnement. Cette action coordonnée par Loreen (Lorraine éducation à l’environnement et à la nature) s’inscrit dans le programme Life Biodiv’Est piloté par la région Grand Est. L’objectif : sensibiliser les jeunes à la biodiversité et en faire des ambassadeurs auprès de leur entourage.  Yann Chassatte est l’animateur de l’Atelier vert qui accompagne les jeunes élèves à travers les forêts et les champs de Varangéville. Et sa méthode pour les sensibiliser à la biodiversité est bien rodée : ce jour-là, il pose quelques panneaux de bois au milieu d’un chemin et envoie les enfants collecter les graines. Après quelques minutes, il sonne le rappel : - “Allez, allez on se rassemble ! vous pouvez voir si on se met en cercle tout autour que vous avez déjà trouvé beaucoup de choses ! Certaines que vous connaissez c'est sûr… Si je vous montre celles-là, c'est quoi ça ? des Noix ! Alors les noix c'est la graine de quel arbre ?.. Le noyer ! Donc les fruits du noyer, vous voyez qu’ils ont déjà intéressé des animaux. Regardez celle-ci, elle s’est fait grignoter, sûrement par un petit mulot ou une petite souris. Donc toutes ces graines vont être intéressantes à l'automne et à l’hiver pour les animaux qui font leurs réserves.” L’objectif de cette activité de collecte de fruits et de graines est simple : montrer aux enfants la diversité de ce qu’il y a dans leur entourage. - “L'automne c'est vraiment la pleine saison pour les plantes qui sont en train de produire leurs graines et leurs fruits pour éventuellement passer l'hiver et être ressemées un peu plus loin. On voit qu’il y a des diversités de formes, de couleurs, de tailles aussi. Le but n’est pas de faire un inventaire exhaustif, mais de montrer cette diversité et de leur décrire certaines particularités. Ce qui est intéressant, c'est qu’ils se posent des questions et qu'ils apprennent à observer !” L’Atelier Vert pratique au quotidien la sensibilisation à l'environnement, et pas seulement avec les enfants. - “On emmène tous les publics dans la nature, y compris les adultes et les seniors. On leur propose de reprendre contact avec leur environnement proche pour découvrir toutes ces espèces et ces paysages qu'on a un peu tendance à oublier ou à trouver sans intérêt. Ensemble, on retrouve du plaisir et on recrée le lien avec le territoire, par le biais de la protection de la nature évidemment mais aussi en se penchant sur l'histoire locale et sur tout ce qui a façonné le territoire.” Et qu’en pensent les enfants ? Qu'apprennent-ils avec l’animateur de l’Atelier Vert ? Florilège. - “Yann nous apprend qu'on peut manger des trucs dans la nature mais qu’il faudrait encore plus la préserver parce qu’il y a beaucoup de gens qui polluent. On trouve des bouteilles, des morceaux de plastique par terre…”- “Je me dis que les gens, avant de jeter, devraient se poser la question : et si c'était moi la nature, est-ce que j'aimerais qu'on me jette des détritus dessus ?”- “Ça me fait un peu mal au cœur de voir qu’il y a autant de gens qui polluent la nature.”- “C'est pas très bien de polluer parce que la nature est importante. S'il n'y a pas de nature, s’il n’y a plus d’arbre du tout sur la planète, on meurt.”  Attentive à ses élèves, Morgane Cherrier, l’enseignante de cette classe de CM2 de Varangéville, participe de bon cœur à l’activité de sensibilisation.  - “Ce que j'apprécie particulièrement, c’est la curiosité des élèves, ils ont envie d’apprendre ! Ensuite, l’approche sensorielle proposée par l’Atelier Vert fait qu’il y a des élèves qui se révèlent : j'accueille dans ma classe des élèves en situation de handicap et dès le lendemain de la première séance, un de ces élèves s’est investi dans un travail écrit comme jamais il ne l’avait fait ! Donc c'est bénéfique. Cela nous permet d'aborder les choses différemment en rendant les élèves vraiment acteurs, au sens investi par leur corps dans les apprentissages. Par la suite, ils transmettront les messages à leur famille. On espère qu’ensemble ils se promèneront dans leur propre ville et que les enfants feront découvrir à leurs parents des choses sur la nature qui les sensibilisent et leur donnent encore plusenvie de la respecter.”  Pour en savoir plus sur les actions du programme Biodiv’Est, rendez-vous sur biodiversite.grandest.fr.     (Reportage proposé par les radios associatives avec le soutien de la région Grand Est)
2022-12-09 - 04:43 - episode 1 - saison 3
La Région est propulsée, via la Commission Européenne et le programme Life, à un niveau supérieur de l'action environnementale, grâce a des moyens pour lutter contre l'érosion de la biodiversité. Alors, parlons-en, en compagnie de Franck Leroy, Premier Vice-Président du conseil régional du Grand Est et chargé de l'environnement , de la transition écologique et du SRADDET, le schéma régional d'aménagement de développement durable et d'égalité des territoires. La Région Grand Est a été candidate pour un programme Life. Le programme Life est un programme de préservation de la biodiversité créé depuis déjà une trentaine d'années par la Commission Européenne. Et, jusqu'ici, il n'y avait que des pays qui étaient candidats. Et il y a deux ans, la Région Grand Est a postulé, compte tenu de son potentiel en matière de biodiversité, pour bénéficier d'un programme Life. À notre grande surprise, on a été acceptés. Ce qui veut dire que, aujourd'hui, la Région Grand Est est la seule région d'Europe, à porter un programme Life qui, normalement, est porté par un pays. Par exemple, début 2022, on nous a remis officiellement les clés, de manièr symbolique, de ce programme avec la Finlande, donc c'était bien un pays et une région. Très concrètement, la Commission Européenne confie des moyens budgétaires extrêmement importants à la région, pour qu'elle finance un certain nombre d'actions qui visent à protéger les espèces des milieux naturels, qui vise à préserver la biodiversité, notamment du changement climatique, qui vise à améliorer les pratiques agricoles pour préserver la biodiversité, ou encore à mieux gérer les milieux naturels. Donc c'est vraiment un acte de confiance important, qui implique des moyens. C'est un programme de 25 millions d'euros sur 10 ans, donc c'est des sommes considérables. C'est du fonctionnement, donc c'est-à-dire que ce sont des recrutements qui sont intervenus et, les agents qui ont été recrutés, au titre du programme Life, par la Région, vont être dispatchés sur l'ensemble du territoire pour aller au contact des acteurs : les agriculteurs, les élus locaux, toutes les personnes qui sont susceptibles de pouvoir agir sur la biodiversité. Et donc tous les pays vont dans le même sens ? Puisque ça ne concerne pas uniquement la France, comme vous venez de nous le dire. Alors la plupart des pays bénéficient d'un programme Life, mais, encore une fois, jamais la question ne s'était posée pour des régions. Et il se trouve que notre région est la seule à en bénéficier. Autant dire que beaucoup d'autres régions nous regardent, pour savoir comment on va gérer un tel programme, et pour savoir notamment par quoi ce programme va se traduire. Donc, par exemple, dans nos parcs naturels régionaux, on a positionné des agents recrutés au titre du programme Life Biodiv'Est ("Biodiv" donc biodiversité et "Est" parce que Région Grand Est) pour aller au contact des acteurs du territoire. Ça peut être les maires des villages, ça peut être des agriculteurs, ça peut être des acteurs associatifs qui ont besoin d'un soutien important sur la biodiversité, pour sensibiliser les acteurs et élaborer un certain nombre de projets qui vont contribuer au partage de la connaissance sur la biodiversité et à expérimenter des actions, qui vont nous permettre de mieux comprendre le fonctionnement de la biodiversité et, donc, d'engager des actions pour la préserver. Et avec tous ses partenaires, c'est une force pour justement améliorer cette biodiversité ? Ce qui a fait la force de la région Grand Est c'est sa dimension, et c'est le collectif qu'elle a su créer avec la DREAL, donc les services de l'État, avec les trois agences de l'eau et avec l'Office français de la biodiversité. Et la particularité du Grand Est, c'est que on a constitué de manière un peu informelle, ce qu'on appelle un collectif où ses différents acteurs font un véritable collectif, c'est-à-dire partagent leurs éléments d'information, coopèrent de manière très étroite, et du coup ont très certainement, par cette entente, créé les conditions d'une crédibilité qui, peut-être, peut manquer à d'autres territoires. C'est donc un facteur de succès dans cette première phase, qui est l'obtention du programme Life. Maintenant, on fait vivre ce collectif. J'étais, il y a 15 jours, à Montier-en-Der, au Festival de la photo animalière, qui est un festival absolument extraordinaire, pour re-signer, avec la Préfète de région, avec les trois agences de l'eau et l'Office français de la biodiversité. Le renouvellement de cette signature, de cet engagement collectif, qui fait notre force. Vous avez parlé d'une période de 10 ans. Pourtant, on ne sait pas encore comment sera le monde dans 10 ans. Non, mais ce qu'on sait tous, c'est qu'il faut agir vite. C'est-à-dire qu'il faut aujourd'hui déployer beaucoup plus d'actions qu'on en a jamais menées sur la biodiversité, pour la préserver, pour la faire renaître là où elle a subi la pression essentiellement de l'Homme, de manière à conserver ces atouts que représentent la biodiversité. La biodiversité c'est quoi ? C'est le monde du vivant. Et l'Homme fait partie du monde du vivant. Nous, êtres humains, avons une responsabilité à l'égard de la nature et il faut absolument qu'on prenne conscience de cette responsabilité et qu'on adopte des comportements plus citoyen, plus responsables, pour, demain, laisser aux générations futures une biodiversité qui permettra à l'écosystème mondial de fonctionner. Pour conclure, Monsieur le Vice-Président ? Pour conclure, je serais tenté de citer Hubert Reeves qui a une formule qui, à mon avis, est tout à fait parlante : "Actuellement, l'Homme mène une guerre contre la nature. S'il gagne, il est perdu". Ça veut dire qu'on a besoin de la biodiversité, on a besoin de la nature, on a besoin des richesses naturelles, on a besoin des écosystèmes et que, si on les détruit, - sans le vouloir, parce qu'évidemment l'homme ne détruit pas volontairement, c'est souvent par sa maladresse et c'est souvent par son ignorance qu'il détruit des écosystèmes- à terme, il se détruit lui-même. Et donc je pense que c'est un principe que nous devons avoir en tête les uns les autres. 
2025-02-24 - 01:51 - episode 12 - saison 2
2022-11-22 - 03:33 - episode 4 - saison 2
2022, c’est l’année mondiale du verre avec une résonance toute particulière ici en Grand Est. On part à la rencontre de Maya THOMAS, gérante et fondatrice de l'association S’Glass à Strasbourg. Vous exercez un métier autour du verre, à mi-chemin entre artiste et artisan avec cette particularité votre matière première ce sont des bouteilles de vin d'Alsace.Oui en effet. Après ma formation dans les art verriers, je me suis posée la question de quelles étaient mes ressources en terme de matières premières et étant alsacienne, je suis tombée dans la bouteille et je suis tombée amoureuse de cet objet là et j'ai vraiment eu envie de le travailler et de le travailler et de manière très variée, c'est-à-dire d'offrir à cet objet à usage unique, une vie à usages multiples.Une production avec des finalités très variéesOui tout à fait, parce que en fonction des bouteilles, on a quand même un parc de bouteilles assez varié, ne serait-ce que dans l'Alsace, et par ses formes on peut faire différents objets. Il y a plusieurs gammes que je travaille avec ces bouteilles. Ça va aller de l'objet d'art de la table à l'aménagement d'intérieur par la création de vitraux en retravaillant les chutes qui sont générées par l'atelier sur la création des verres. Il y a aussi la création de pièces artistiques parce que quelque part c'est aussi un objet d'expression, la bouteille. On peut on peut lui donner un nouveau sens en plus de lui donner une nouvelle vie par l'objet fonctionnel de l'art de la tableIl faut une certaine maîtrise de la technique et surtout ce qui est important c'est un produit recyclable à l'infini et dans votre cas précis, vous allez plus loin. Vous faites en sorte de recycler avant même que le produit ne passe par les circuits classiques de recyclageC'est même une des vocations premières de l'atelier. C'est justement d'offrir cette retraite dorée, de dire qu'on va rallonger le cycle, parce que certes le verre est recyclable, c'est tout à fait juste, mais ça reste un procédé qui est très énergivore. Pour recycler une bouteille, on va consommer 500 grammes de CO2. L'idée étant dese dire comment est-ce qu'on peut amortir quelque part cet impact. Nous pouvons le faire en rallongeant le cycle de vie de la bouteille. À partir de là, les techniques verrière vont intervenir pour lui donner différentes fonctions, pour pouvoir recycler l'intégralité de la bouteille. L'objectif est d’arriver à un zéro déchet. On va faire des verres pour la consommation et avec les chutes des bouteilles on va travailler mais pour ça, les différentes techniques sont importantes parce que dans un cas on va faire du travail à froid (coupe, ponçage) mais pour les créations artistiques ou les cloisons là je vais revenir sur du verre plat avec certaines interventions techniquesqui vont se rapprocher des techniques de fusing, des vitraux où on va à travailler des techniques de montage qui permet justement de créer des objets très variés à partir d'un élément assez simple que tout le monde connaît : la bouteille.Vous allez exploser quelques-unes de vos œuvres à Pont-à-Mousson, dans une exposition intitulée ‘’le verre dans tous ses éclats’’. L'exposition est visible jusqu'au 4 janvier prochain et en accès libre. Pour vous, Maya, c'est une belle reconnaissance de votre travailOui, c’est un grand plaisir ! Je vais proposer 2 œuvres. Une qui va parler du verre industriel car il est très peu représenté dans le monde artistique. Il y a une pièce qui est réalisée à partir des chutes de bouteilles. L’autre œuvre parle du territoire, de terre de verre, qu’est la Région Grand Est avec son patrimoine des arts verriers. L’idée est de proposer une cartographie en alphabet, du territoire en verre. Si l’expérience S’Glass vous séduite, vous retrouverez toute la gamme des produits et les revendeurs sur le site sglass.fr et pour tout savoir sur l'année du verre rendez-vous sur le site anneeduverre.frUne production des radios associatives avec le soutien de la région Grand Est
2022-11-22 - 04:18 - episode 3 - saison 2
« Passé, présent, futur… Le verre dans tous ses éclats », c'est une exposition proposée par la région Grand Est, à l'occasion de l'année du verre, à découvrir jusqu'au 4 janvier prochain à l'Abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson. Jean-Louis Janin Davier, commissaire d’exposition, nous présente l’univers « Le cristal dans tous ses états ». Il rappelle que le Grand Est connait une histoire verrière d’exception Une histoire verrière d'exception sur ces terres du Grand Est depuis à peu près 1300 puisque c'est là où vont s'implanter les premières petites entreprises d'exploitation de verre sur les terres du Grand Est et particulièrement dans la région des Vosges.Le cristal dans tous ses états du nom de votre exposition, qu'est-ce que le public va-y découvrir ? C'est un voyage à travers le temps mais c'est aussi un voyage dans l’apogée du monde cristallier qui est le 19e siècle. On rentrera dans la restitution d'un atelier du 18e siècle issus de l'Encyclopédie Diderot d'Alembert et sa grâce au verrerie de Bayel et puis nous irons dans une forêt enchantée où nous découvrirons des pièces magiques prêtées par Lalique, par Meisenthal et à l'intérieur de cette forêt enchantée vous aurez des points de Saint-Louis et la forêt c'est la source de toute la production verrière puisque on a besoin de sable, de fougères, de bois, pour faire brûler tous ces grands fours et puis nous avons un voyage dans une boutique restituée comme au 19e siècle. Nous voyagerons sous un sapin fait de boules de Meisenthal. Un sapin qui protégera une grande table festive de Noël entièrement dressée en cristal à côté d'un univers voué au parfum.De cristal il en est question, vous avez évoqué le 19e siècle, une période faste pour ces industriels en Grand EstA l'époque les maîtres verriers avant d'être maître cristalliers vont s'installer aux endroits les plus stratégiques. C'est comme la naissance de Saint-Louis, ce sont des postes itinérants. On va d'abord se servir du bois, du sol, de la nature et puis on va installer des petits ateliers qui vont permettre de produire. Petit à petit, il va y avoir une sédentarisation des entreprises. On aura Porcheux, Baccarat, Saint-Louis. On aura toutes ses manufactures qui vont s'installer dans le creuset du territoire et ne plus en bouger et développer leur manufacture.Un secteur qui baigne dans le luxe et l'exception C'est le luxe, c'est l'exception. D'une façon ou d'une autre lorsque le verre va apparaître c'est la transparence, c’est un contenant, c'est un matériau excessivement fragile. Il va falloir mettre en place toutes sortes de process pour le stabiliser, pour ledurcir, le recuir, le tailler et puis le décorer et puis le colorer et donc ça c'est un principe de recherche pour aller vers le luxe. D'une façon ou d'une autre, le verre va commencer par être du verre plat puis du verre bombé puis du verre soufflé puis du verre assemblé, taillé et là c'est la présence de tous les maîtres artisans qui vont savoir sublimer et cette matière qu’est le verre puis après sublimer le cristal et le 19e siècle c'est l'apogée du cristal avec des manufactures comme Saint-Louis, comme Baccarat, qui vont fabriquer des pièces d'exception, qui vont fabriquer du mobilier,qui vont fabriqué des lustres géants, qui vont fabriquer des éléments d'art de vivre,de décoration et d'art de la table exceptionnelSi vous deviez décrire une œuvre exposée, vous choisiriez laquelle ? Je ne peux pas en décrire une parce que toutes me séduisent mais nous allons dans un coffret de voyage fabriqué par la manufacture de Baccarat dont tous les flacons sont en cristal de Baccarat, avec des couvercles en argent et une boite en ébènenoir et puis y a le grand lustre et puis il y a le grand candélabre de Baccarat. Il y a des pièces exceptionnelles de Saint-Louis. Le cristal est vraiment dans tous ses états, dans tous ces éclats, sublimé à travers la couleur, avec des montures de bronze, avec des montures d'argent, avec détails… C'est vraiment le cristal sublimé par la main de l'Homme et par la main des artisans.Découvrez cette exposition exceptionnelle dans le cadre de l'année du verre, tous les jours sauf le mardi de 10h à midi et de 13h30 à 18h en entrée libre - Abbaye des Prémontrés, 9 rue Saint-Martin à Pont-à-Mousson. Plus d'infos sur anneeduvert.grandest.frUne production des radios associatives avec le soutien de la région Grand Est
2022-11-22 - 04:10 - episode 2 - saison 2
Parcourir le Grand Est en prenant la parole avec des lettres de verre dans un lieu dédié au silence, a quelque chose de paradoxal. Avec l’exposition proposée par la Région Grand Est : « Passé, Présent, Futur – Le verre dans tous ses éclats » et notamment l'univers « dialogue entre matière et savoir-faire », de Jean-Baptiste Sibertin-Blanc l'un des deux commissaires d'exposition, le visiteur est invité à découvrir les multiples facettes du verre, jusqu'au 4 janvier prochain à l'Abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson.L'exposition commence en rappelant que les diatomées que l'on pourrait comparer à des plantons, sont les premiers créateurs de verre puisque leur corps est constitué de silice transparente pour permettre la photosynthèse nécessaire à la vie. Aussi rappeler que le verre est précieux et au début de notre ère, 1 kilo d'or vaut 1 000 grde verre. Puis ce sont quatre chapitres qui se déroulent et dans lequel on va découvrir cette histoire du verre. ‘’Savoir’’ et ‘’faire’’, deux mots qui sont indissociables de la création de tout nouvel objet. L'art du verre ou le verre dans l'art se sont emparés de ce médium. Tel que le vitrail nous le montrer et nous le rappelle parfois, comme à Strasbourg et enfin le dialogue qui se noue autour des lettres de verre qui sont à l'origine de cette histoire.26 lettres de l'alphabet au travers de 26 lettres de verre pour illustrer le dialogue des artisans verriers avec la matière ou le rapport du public avec les nombreuses créations exposées ici Oui ! C'est bien un dialogue auquel sont invités les visiteurs. En premier lieu,dialogue des verriers avec la matière et puis au dialogue que l'on a de manière plus intime lorsqu'on découvre une œuvre. Chacune de ces lettres est une petite architecture. Ce sont des sculptures, des signes et c'est la première fois que j'écris avec ces lettres de verre au Prémontrés. Le mot dialogue travers l’installation des 26 lettres disposés comme dans un tiroir. Peut-être comme pour rappeler aussi que Gutenberg inventa sans doute à Strasbourg, les premiers caractères mobiles en plomb. L'exposition est chargée de pièces sensibles, d'anecdotes qui se sont inventés en imaginant cette histoire. La région est neuve de ces 9 départements, alors j'ai écrit cette phrase : je suis neuve, à moi toute seule et on la retrouve ennéon aux couleurs de la région et puis Gérald Watrin jouait avec l'art du feu où il y aMaya THOMAS qui recycle des bouteilles de vin d'Alsace, à jouer avec des strates topographiques de la Région pour écrire et créer comment un miroir, la terre et le verre.Des œuvres issues de collection, de renommée mondiale, mais aussi des créations d'artisans locaux dans le Grand EstOui ! Cette histoire du verre est bien vivante car c'est avec les artisans de la région que nous l'avons écrite avec Antonio qui travaille à Toul et il nous confie un triptyque en verre, fusé, comme une aquarelle de verre. Nous retrouverons aussi des pièces remarquables de collaboration des grandes manufactures, avec des designers et architectes talentueux Pierre Charpin, Noé Duchaufour, Laurance, Philippe Starck aussi j'ai souhaité donner à voir comment des artistes du monde entier se sont approprié le verre, pour jouer avec les mots comme d'autres jouent avec la toile ou avec le bronze… Jacques Villeglé, Pascal Convert, Antoine Leperlier…Le volet éducatif, lui non plus, n'est pas oubliéLorsque j'étais le directeur de la création de la cristallerie Daum, j'utilisais souvent l’image et la pédagogie pour partager ma passion pour tel ou tel projet. Aussi,lorsque j'ai créé à l’ENSAD (École nationale supérieure d’art et de design) de Nancy,l'atelier Glassroom, le Grand Est est riche de lieux d'échanges et de formationsuniques en France : le Centre International d'Art Verrier (CIAV) de Meisenthal, le CERFA, Vals-le-Chastel, le lycée Labroise à Sarrebourg. Ils sont avec nous dans l'exposition autour de pièces qui racontent une histoire, une image qui caractérise ces lieux comme l'âme de la vallée dans la forêt de Meisenthal ou l'arche où toutes les pièces s’échelonnent quelques instants. Autant de signes pour écrire cette histoire, pour créer des liens entre les départements, pour faire signe, pour rappeler l'origine du mot design. Comme un dernier clin d'œil, nous retrouverons dans l'exposition une plaque de Pont-à-Mousson, ici réalisée en pâte de verre comme un clin d'œil lumineux entre les deux process. Deux process similaires, la fonte au sable et la fonte à cire perdue, pour laquelle seule la matière fait la différence Des œuvres uniques pour montrer le verre dans toutes ses dimensions artistiques, conceptuelles et innovantes. À l'issue de cette exposition en janvier prochain, l'univers dialogue entre matière et savoir-faire poursuivra son chemin dans tout le Grand Est. Plus d'infos sur anneeduverre.grandest.frUne production des radios associatives avec le soutien la région Grand Est
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